Me voici de retour après une si longue absence.
Figurez-vous que pour moi, le mois de décembre 2010 fut un mois de grand bonheur. Vous savez, quand la vie vous
offre des choses si belles que vous laissez tomber le reste pour profiter vraiment de ces instants ô combien importants et fondamentaux.
Voilà donc pourquoi, sans regret aucun, et je sais que vous me comprendrez, j'ai déserté mon pimpant blog pour me laisser du temps pour vivre
et... mmmhhh ! Que c'était bon !
J'ai ensuite profité des premiers jours de janvier pour participer à un congrès de BITCH (Bloggeuses Impertinentes,
Têtes à Claques aHurissantes). C'était sous la neige à Neauphle-le-Château.
Thème du colloque en ce début d'année :
"De l'indigence dans la rhétorique du tribun à travers les cérémonies de voeux : poncifs et misères d'une éthique de proximité
."
Y'avait de quoi dire !
Et je vous livre ce qui a illustré la conclusion du colloque, pièce à conviction sous forme de vidéo
:
Tartignolle, n'est-il pas ?
Je ne sais pas si on aura aussi nul à Dieppe. Y'en a qui sont largement capables de faire pire dans le cant... euh ! sur le
territoire... Suivez mon regard.
... La bêtise ne nous sera pas épargnée hélas ! Pas plus en 2011 qu'en 2010. Voilà une anticipation qui ne mange pas de
pain tant elle est sans risques.
Et oui, direct après la bûche de Noël et les fricassées de museau sous le gui, en essayant de ne pas roter bruyamment son overdose de mousseux
pendant qu'on bisoute sa voisine, voici les temps maudits pour le système cardio- vasculaire du "Français" comme dirait ce bon Morin de l'Eure, du fond de sa cuisine, vous
savez, celui qui aime la bonne chère et le bon vin.
Dans d'autres temps, Nicole Croisille chantait :
"Toi tu étais heureux comme un Italien
quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin".
Ben non ! finalement elle aurait dû dire "heureux comme un Français", même si cela eut pu faire "Dupont
Lajoie"
Donc, janvier : mois dramatique, époque fatale pour notre système cardio-vasculaire et je dresse ce navrant constat pour au
moins deux raisons.
- D'abord les galettes bien grassouillettes à avaler sans en oublier une miette des fois qu'on aurait laissé la fève
dans la part restante.
Fève en plastique et couronne en carton ! Vive le roi, des c... euh ! non, "citoyens !"
Ainsi en janvier, on aura la galette de la compta, la galette de l'atelier, la galette du club de judo, la galette de
l'aquagym, la galette de l'assoce, la galette des virtuoses du tricotin, la galette de tonton Jacques, la galette des Filles du Calvaire (enfin non ! ça c'est juste une station de
métro ) ....
Ça finit par encrasser les durits© (Et oui, c'est une marque déposée !) , je veux dire les artères, ces petites festivités bien
d'chez nous, si franchouillardes !
- Et puis dans un autre genre, c'est le mois des voeux des personnalités, donc des discours fleuve, donc dans la plupart des
cas, des stations debout à attendre que ça veuille bien cesser, cette loghorrée dégoulinante de bonnes résolutions et de lendemains qui chantent un peu moins faux que l'an
passé.
Mais pourquoi cette habitude de condamner à rester là, souvent debout pendant des heures entières les pékins qui viennent chez
vous partager votre bonne année, en leur infligeant au micro un machin aussi indigeste que la galette des rois sus-présentée ?
Parce que, c'est plus fort qu'eux, les personnalités, faut que ça ait son quart d'heure de parlotte en janvier. Enfin
quand je dis un quart d'heure, on peut multiplier par quatre. Et puis, le pot de l'amitié d'après, ça se mérite.
Résultat : tous les phlébologues vous le diront : rester planté debout comme ça, un peu boudiné dans son costard ou son tailleur,
vu qu'on a grossi pendant les fêtes, c'est pas bon pour les varices.
En plus, si on s'envoie direct l'apéro et les p'tit feuilletés salés dans l'estomac, vous voyez le carnage sur les durits ©,
c'est ce qui s'appelle cumuler !
Conseil de Pandora : venez aux voeux des Grands de ce Monde avec vos bas de contention et déjà rassasiés de trucs légers, ou bien ... Courage !
Fuyez !
De toute façon, leurs discours, c'est de la langue de bois calibrée !
Vous y gagnerez quelques grammes et quelques varices en moins. Gagnant, gagnant !