Lundi 1 septembre 2008


Cette photo, reprise à partir du journal Libération (30/08/08 ) , a été réalisée par David Douglas Duncan.

Son titre : Guerre de Corée, 1950.

Elle est exposée à Perpignan pour le 20ème festival international du photojournalisme, jusqu'au 14 septembre.


Le  directeur de cette manifestation, Jean-François Leroy, raconte pour le journal, le contexte de cette prise de photo.

"... C'était à l'aube, il faisait froid. Duncan a demandé à ce marine ce qu'il souhaitait plus que tout à cet instant précis.
 Il a répondu :
"Give me tomorrow."


Pour moi, cette image illustre parfaitement l'absurdité de la guerre : ce mélange de tristesse et de désespoir, cette humanité, cette incompréhension."



Loin des camions classieux et top nickels pour le  recrutement dans les villes.
Loin des interventions de propagande à l'Ecole
.

Loin des  belles affiches rutilantes et des vidéos séduisantes diffusées auprès des jeunes :

Beaux gosses virils sur fond d'images exotiques, avions de chasse sur ciel bleu fluo et porte-avions sur mer turquoise.
Bleu, forcément bleu le décor de l'aventure !  
Ajoutez-y pour compléter la carte postale, l'or d'un désert de "club med"  !

Loin des connotations humanitaires... Quand un bidasse prend  un enfant par la main, évidemment, ça dégage de l'émotion !
 

 Loin de cette vitrine clinquante et raccoleuse, il y a l'enfer des embuscades : la terre, le désert, le feu de l'ennemi, les hurlements, ... et au final, la mort.
L'armée, ce serait presque glamour ..... s'il n'y avait pas la guerre


Seulement, dix jeunes tués en Afghanistan sont venus rappeler à la fin des vacances, que notre pays était en guerre. On est discrètement en guerre, mais en guerre quand même !

"Six Dieppois s'enrôlent dans l'armée" titraient vendredi dernier, les "Informations Dieppoises."

Froid dans le dos  !

Mais, eux les gamins, ils certifient que  la mort des jeunes soldats là-bas, a renforcé leur motivation.

Les gamins, ils ont signé ce matin. Je pense à ça, aujourd'hui.

Moi, je suis de la génération où je me souviens très bien des appelés du contingent en Algérie.

Oh ! il ne fallait pas parler de guerre, c'était pour une mission de maintien de l'ordre, "de pacification", on disait alors.
Tiens ! on utilise aussi ces mots-là quand on parle aujourd'hui de l'Afghanistan.

Je me souviens qu'ils n'avaient pas le choix à cette époque et  qu'ils partaient pour deux ans.

Qu'au retour,  certains ne pouvaient même pas raconter ce qu'ils avaient vu, entendu, fait..... tellement c'était innommable.
Comme dans toutes les guerres.



Je sais, on va me rétorquer, qu'en Afghanistan, il faut contrecarrer le retour des talibans... ce n'est pas si simple.

Je suis aussi de la génération qui a connu un Afghanistan "moderne", et des filles maquillées en minijupe dans les rues de Kaboul, des missions archéologiques auxquelles participaient des copains à moi..., là-bas.
Ce n'est pas si vieux.

Qui a laissé monter l'influence des talibans au moment de l'occupation par l'URSS ?

Qui s'est soucié de Ben Laden, travaillant pour la CIA , recevant de l'argent et un soutien logistique des USA  en Afghanistan, avant qu'il ne représente " l'axe du mal" ?

Pendant ce temps, dans un coin ou un autre de la planète, des gamins en enfer pensent , supplient...
"give me tomorrow."

Six jeunes dieppois ont signé ce matin pour en être..

Allez, boujou,
Pandora

Par pandora
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Jeudi 28 août 2008
Dites-donc, un conseil municipal avancé, comme ça, au débotté dans ma ville en résistance, c'est qu'il doit se passer des choses graves. !

C'est donc en pensant à ce débotté éloquent que j'aventurai un escarpin méfiant et néanmoins déterminé malgré la hauteur du stilleto, et quelques regards soupçonneux à mon encontre, dans la salle du Conseil Municipal.

Ambiance :

 Polar d'action, "total suspicion" et moi, dans le film, trench- coat et escarpins !
 

Depuis le temps que les spéculations les plus resserrées se font sur mon identité, les énumérations de présences, les recoupements possibles, les noms  demandés : Dites z'avez pas vu passer Pandora ? les (gros ) moyens mis en oeuvre pour me confondre....  (c'est flatteur !) , mon passage dans la salle des conseils aurait dû provoquer un refoulement sine die, en grandes pompes (ben oui, mes Louboutins ).


Que nenni ! Je me glissai furtivement "au beau milieu de la foule " comme dirait France Gall.

Ben, faut croire, y'en a encore qui ne  savent pas qui est Pandora !

Message pour ceux-là :

C'est simple : je dois être la seule personne à Dieppe qui porte des Louboutins, reconnaissables à leur semelle rouge, et des bas. Bon, les bas, c'est pas évident à déceler à la mairie vu que je ne m'y découvre pas (dieu m'en préserve ! ) .


Mais les Louboutins sans bas, c'est comme "Le manifeste du Parti Communiste" sans  " L'idéologie allemande" du camarade Karl ! Ca ne ressemble plus à rien !

En effet, les Louboutins ne sauraient supporter les collants ! Et à ce propos, je dois vous donner un indice supplémentaire, pour ceux qui ne me (re)connaissent pas :

Les bas que je porte sont en vitrine chez "Rose France" Grande Rue, simples et de bon goût, jarretière dentelle, à 17 euros .

Pensez-y, car on ne sait jamais, cela peut-être un cadeau de bon aloi, pour innover dans le dress code d'une élue et/ou femme d'élu. Juste pour remplacer le jean et le jogging mou...des fois.


Moralité, pour me confondre, il vous faut regarder le sol, au ras des pâquerettes et même dessous si c'est possible, genre obséquieux ou bas du front, rapport à mes escarpins et bas dentelés !
Le regard qui, généralement ne met pas à son avantage, mais bon, il y a des moyens qui justifient la fin. Y compris le petit doigt sur la couture du pantalon. (Pas très esthétique non plus ! )

Plein de monde, hier soir, c'est peut-être pour cela que je suis passée inaperçue. Du monde qui applaudit et siffle comme d'hab selon les interventions des gentils ou des méchants ! Ca porte un nom cela, ailleurs que dans une "ville en résistance".

C'est aussi peut-être pour le p'tit gars Macquet, qu'ils étaient là, les gens. Pensez donc, voir de près un presque médaillé olympique ! C'est pipeule !

Sauf que :

Le p'tit gars Macquet, tout habitué qu'il est à ramer , il en a oublié les leçons d'Instruction Civique de sa jeunesse. "Merci à tous les députés !" qu'il a dit !


Ebouriffant, non, on en déduit donc qu'il a dû voter sans trop savoir pour quoi, député, maire ...tout ça c'est politique, hein ?

Et puis, mon p'tit gars Mickaël qui piaffait d'impatience : d'habitude, c'est lui qui ouvre le conseil, et là, il a vu sa place usurpée par un autre.


Enfin, le conseil arrive.

Ce qui est bien avec Seb, tout de gris vêtu, sauf les "dock sides" irréductiblement  bruns, c'est qu'on sait en 20 minutes de quoi sera fait ledit conseil. Y cause, y cause ... et les autres acquiescent tellement que s'en est désarmant. 


Conseil perso pour Seb :

Cher Seb, depuis le temps que je vous fréquente à l'insu de votre plein gré, surtout depuis février, vous êtes en train de vous forger un petit masque de méfiance. Je m'explique : sourcils froncés et moue dubitative.

Pas bon , ça !
Des injections de toxine botulique genre  "Botox "©vous guettent avant la fin de la mandature, because une ride du lion ravageuse  sillonnant la géographie du si beau continent qu'est votre visage .

Bon, vous voyez, je vous vouvoie, c'est pas trop le truc en réunion chez vous, dommage parce que mon avis est que ça manque de tenue.
Puisqu'on est au paragraphe "tenue", cher Seb, vous avez un point commun avec la Carlita qui siffle la bignouse au goulot ! Vous, vous sifflez l'eau au goulot itout, en plein conseil, ben oui ! on va pas se gêner, hein.

 La prochaine fois, il vous faudra faire une "pépito-banga party", en lieu et place du conseil. 

Je m'explique encore: ( Y'a que moi qui m'explique, je constate....)

La pomme de Vérane, les biscuits de Jacquot Boudier et autres chewing gums dans la salle, tout ça vous a un air de patronage ... Faut-il y voir des messages subliminaux ? J'avais déjà un peu abordé la chose aux  temps anciens des cabanes de "La Guerre des Boutons ". 


Bon, je sens, chers lecteurs que vous piaffez d'impatience car je ne suis pas encore arrivée à expliquer mon titre : "vingt-z-emplois, comme dirait l'homme qui avait plein de portables dans sa vie, j'ai nommé, Monsieur Lucien Lecanu.

Vingt-z-emplois pour renforcer l'interface ville/port. Z'aiment bien "interface", ça fait moderne et follement "management" !


Je m'explique encore :

C'est au sujet des engrais russes : des engrais arrivent par bateau, secs et on les transforme en engrais liquides qui repartent en camions citernes . Ah ! bon ? Il s'agit donc d'une usine, c'est tout ?


Que nenni, c'est comme lorsqu'on joue aux Playmobils © : on a des bateaux, puis des camions, et teuf, teuf teuf, teuf ! Comme disent les petits garçons (sexiste Pandora !) , ça repart et ça revient... comme dirait Clo-clo.


Pourquoi à Dieppe ?
Parce que
Pourquoi parce que ?
Parce que d'autres villes ont refusé !

Et puis, faut affirmer son identité face aux pancartes de la Région !
Y va être content, le Alain le Nerv (de Jumièges ! voir le musée perso de Pandora à droite )

Bon, j'arrête là sur les engrais, je vais me renseigner, un peu quand même, qu'on soit pas classé "Seveso" sur le port en résistance sans que les Dieppois aient leur mot à dire...


Enfin, tout d'même vingt-z-emplois comme dirait Monsieur Lecanu, ça vaut le coup, non ?

Bon, Passons à Thierry, je n'ai eu d'yeux que (presque ) pour lui.

Thierry me lit, cela se sent, cela me flatte !

Mais, Thierry, vous en faites trop... aller piquer les superpositions du holiness- dalaï  (cf dress-code dalaï colonne de droite ) et mettre la chemise par dessus le pantalon et à la fois sous la veste, quelle audace ! 

Mes conseils, ne sont que des conseils, bien modestes !

Et puis, chemise noire sous cravate noire... expliquez- moi, cher Thierry, que voulez-vous affirmer par là ? Que de "noiritude" !


Bon, allez, je vous quitte !
Boujou, Pandora.

Les dessous chics et chocs de Pandora :
Il y a bas de contention... et bas avec Louboutins, saurez-vous les retrouver ?




Par pandora
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Samedi 23 août 2008
Vous n'avez pas senti ?

Une imperceptible tendance est en train de s'immiscer sur notre sol dieppois (comme ailleurs, je suppose) .

Ca s'annonce tout doucement, dans les conversations.

 Comme la dame de la dernière cabane à frites avant la jetée le dit fort justement à ses clients qui n'ont pas quitté la doudoune :
" Oh ! vous savez ! Passé le 15 août, la saison est fichue" !
 

Ce qui est discutable de toute façon, sauf que là, on n'a pas vraiment vu passer la saison.

Encore un été à regretter la canicule de 2003 ! Et ça fait le deuxième !

Je sais, je vais en choquer plus d'un rapport à nos aînés qui ont souffert de la chaleur... et en sont morts pour un (toujours) trop grand nombre.

 Ce qui est scandaleux ! c'est pas la canicule, c'est l'indifférence et la solitude dans lesquelles on les enferme par tous les temps!

Je sais aussi, je vais en choquer plus d'un avec le réchauffement climatique qui menace l'équilibre de la planète. Mais un été à 30°, ça a eu le mérite d'exister bien avant le trou dans la couche d'ozone.

Alors, hein ? pourquoi on se les caillerait et on s'estimerait heureux de cailler pour les deux raisons précédentes .

Eh oui, je ne suis pas une bien pensante. Pour les discours préformatés, lavage de cerveau, vous avez la télé que je ne regarde pas. 
J'y pense pas.
C'est peut-être pour ça que je ne suis pas une bien pensante !

Mais, de digression en digression, j'en oublie mon sujet principal que vous avez évidemment flairé, perspicaces lecteurs, dans mon titre follement juvénile.


La tendance qui s'immisce, donc, c'est la rentrée !

Et, ce n'est pas un scoop, ça revient tous les ans.

Le grand déballage dieppois a rangé ses cartons de fripes d'arrière- boutique, et les badauds sont rentrés chez eux, qui avec un lin mou bradé, qui avec une sandale de moine pour 3 euros six sous.

Et les vitrines affichent le dress-code de l'automne que certaines ont déjà adopté : collants opaques et bottes en plein mois d'août ! L'hiver va être long !
Follement sexy,  quand le froid condamne la plupart des gens au jogging avachi.
On en reparlera dans ma rubrique dress-code.
 Vous avez vu, à droite de mon article, plein de petites joyeusetés que j'ai concoctées pour vous. C'est du boulot, mais peu à peu, j'enrichis mon pimpant blog.

Que retenir de cet été dieppois, été très froid ?

La philosophie de ce qui va suivre est qu'il faut se contenter de ce que l'on a quand on n'a pas le choix.

On n'a pas eu le dalaï lama en prière, mais on a eu da Silva en concert. 
Avec Romain Dudeck en prime time, bon !


On n'a pas eu de médaille olympique or ou argent, mais on a un p'tit soldat en Afghanistan ! 
Pauvre gamin !


On n'a pas eu de soleil rêvé, mais on a eu la foire d'été.
Bon, ça, c'est tous les ans, mais c'est quand même mieux la foire avec le soleil.


On a même eu du rififi au salon de la voyance ! Deux courants s'affrontent !

On a même une dame qui s'appelle Rita et qui, peut-être parce que sa sainte référente -sainte Rita donc- assure le job des causes désespérées, a fait des études spéciales pour gérer les problèmes rencontrés dans la gestion des entreprises.

Elle proposera ses services dès la rentrée à l'hôpital, et dans les lycées dieppois. Vont adorer les employés !

Et puis, on a eu les exhibitions de tous poils : concours hippique, concours de dressage canin, et élection de Miss Dieppe. 

Je sais, je vais encore en choquer plus d'un : assimiler l'élection de Miss Dieppe, à un show de dressage canin !
Quel mauvais esprit, cette Pandora, en plus, y'avait même pas d'épreuve d'agility chez les Miss !

Je n'ai rien contre ces jeunes filles/ femmes, ce qui me hérisse c'est le concours, l'élection, comme si la beauté, le charme, la conversation des unes et des autres devaient être mis  en concurrence !

Et par quel jury ! J'ai adoré l'article dans les "Infos" :
 Rubrique "J'ai testé pour vous ".

 Félicitations à notre Aurélien Bénard qui a soigneusement préparé sa mission.
En particulier le dress-code, simple et de bon goût qui fait qu'il ne démérite pas aux côtés de la jeune étudiante. Finement joué,le rose, cher Aurélien, et le camaïeux de la cravate ! Yesss !

Moi qui ne connais pas d'homme portant cravate, je suis éblouie !
 Quant aux poignées d'amour, bof ! c'est ce qui fait votre charme, allez, faut pas se dévaloriser comme ça !
Et puis, vous savez, moi, Pandora, je vais vous faire une révélation : La vraie beauté est intérieure !

Et ce n'est pas notre Thierry L. qui me démentira.
Sûr de lui, le Thierry.
Après tout, c'est l'adjoint aux sports, il va pas claquer le costard cravate quand même !

De la décontraction avant tout : jean, chemise ouverte (la photo des Infos ne dit pas si le torse est velu et s'il porte une chaîne  en or ...rahhh ! lovely.....). 
Mais, ne nous fions pas aux apparences, malgré la décontraction, la mission est décisive: la miss, elle va faire toutes les réceptions officielles, les ouvertures de matchs et autres tournois. Alors le Thierry, sur la photo, il est vachement attentif, conscient de l'enjeu.
Un vrai pro cet élu !
Et puis, j'ai été contente de retrouver Nicole, notre reine du commerce.
 

Quand j'étais petite, tous les mois de juillet, les commercants organisaient une "Grande quinzaine " estivale. Au début de la quinzaine,  ils élisaient une reine du commerce ! 

Moi, j'étais trop petite pour avoir les réticences que j'ai évoquées plus haut, et je me souviens qu'à peine élue, la reine et ses deux dauphines parcouraient les quartiers de la ville assises à l'arrière d'une Versailles décapotable.
 Habillées en tenue de soirée, elles avaient des gants blancs qui montaient jusqu'au dessus du coude et saluaient les gens massés le long des trottoirs. C'était d'un chic à faire rêver les p'tites filles !
 Bon, aujourd'hui, si je réfléchis à la polysémie du mot commerce, ça me fait moyen rêver. 
Enfin, Nicole était là, et ça m'a fait plaisir !


Donc, je note que Thierry est le premier élu sur le front des questions décisives qui vont présider à notre année 2008/2009 dans la ville aux quatre ports en résistance !

Et quelle question !
On attend avec impatience la suite des festivités !


Ohé, ohé, c'est la rentrée , vous dis-je !


Les dessous chics et chocs de Pandora :
En hommage au grand Desproges, et au courage du journaliste qui soigne son dress-code pour aller à l'élection des Miss !










Les cintres! et non les ceintres !
Allez, boujou,
Pandora

 
Par pandora
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Vendredi 15 août 2008

Ouf, ben dites-donc, ça fait du bien de retrouver son sweet home, même si la croisière des BITCH fut un pur moment de bonheur.


Avec la grève des bagagistes à l'aéroport de Bruxelles, le slam prévu dans la gare n'a pas eu lieu (cf : les BITCH en croisière), vu qu'elle était surpeuplée de voyageurs préférant le train, pour une fois.

Le retour fut donc éreintant, et c'est avec délice que je me posai hier  sur mon canapé, loin du monde comme sur un radeau salvateur.

Un bruit de tondeuse me fit lever la tête :

C'était l'Homme dans le jardin, lui aussi revenu de loin, plus exactement d'une petite virée en Italie, bronzé et beau comme les petits mecs tout nus du canope à la villa d'Hadrien... Quoique légèrement plus replet (à peine !)

Revenons, à ce qui nous préoccupe, parce que je sais pas vous, mais moi, quand je rentre de vacances, je me sens un peu flottante, remarquez, c'est  raccord avec mon canapé assimilé par moi à un radeau.
Je vous ai laissés, heureux lecteurs, pendant la croisière, juste avant une table ronde sur les blogs chinois. Y'avait pas beaucoup à dire, vu que là-bas c'est quasiment proscrit.


Cela nous a donc fait dériver sur la peur du blog et la censure dans les régimes totalitaires...eh ! oui: on fait pas partout ce qu'on veut dans ce bas monde.

Même les députés européens se penchent sur la question :
Le blog, est dangereux, paraîtrait (cf : Atlantide, monde perdu ! )

Je vous l'ai dit aussi, les actes de ce colloque seront prochainement mis en ligne, et il me revient de traiter de l'épineuse question de la censure dans les blogs en régime totalitaire, grâce aux  services de hackers, payés pour s'introduire et déstabiliser les bloggers indésirables. ( doux jésus, les misérables !)
Vaste programe dans un monde où, cette pratique frauduleuse n'est pas sanctionnée. Ce qui n'est pas le cas en France...


Allez, on révise ce que j'ai appris la semaine dernière :

L’article 323-2 du Nouveau Code pénal définit l’entrave volontaire au système comme « Le fait d’entraver ou de fausser le fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données ». La peine encourue est de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. ... ça calme ! 


Bon, maintenant, au boulot pour mettre tout ça en forme, et en ligne !


Je balançai mes Louboutins sur le tapis du salon, et portable sur les genoux, je me consacrai le plus sérieusement possible à mon compte- rendu.

Je sais pas si c'est le ron- ron de la tondeuse ou la fatigue du voyage, mais je sombrai bientôt dans une sorte de somnolence qui vira au cauchemar !

Figurez-vous que je me suis retrouvée en rêve dans un de ces pays totalitaires où l'on ne va jamais en vacances tellement c'est surveillé.

Et moi, Pandora, Bloggeuse Impertinente Tête à Claques aHurissante, qui aime titiller le dress-code des uns, les piscines qui se vident des autres, qui suggère un atelier tricotin, et qui blâme ce qu'il lui plait de blâmer dans cette terre de libertés, ça se passait pas très bien pour ma soie !

Figurez-vous qu'en d'autres territoires, mon ordi était déshabillé, désossé, mon disque dur écartelé, tout ça sur la place publique, devant une foule qui ne savait pas trop pourquoi, mais trouvait cela follement drôle.

Je regardai, impuissante, mes mots partir au fil du vent et récupérés par des savants fous, sous le regard goguenard de vieux soudards dont l'estoc battait les hanches... Ben oui, un peu le Moyen-Age, l'Inquisition, la totale, quoi !

Ebouriffant, non?

J'ai dû crier, j'ai dû m'agiter... tout à coup, un clapotis grandissant m'a fait redouter le supplice de la goutte d'eau...non ! Pas ça !

J'ouvris les yeux et trouvai devant moi l'Homme, tout bronzé et tout souriant, un verre de Chablis à la main, tendu dans ma direction.

Je lui racontais mes frayeurs, et lui qui connaît par coeur mes escapades, mes folies douces et mes espaces de liberté sur le net se mit à rire !

"Bienvenue, à la Pandora des capitales du Nord" dit-il en souriant.

Il se pencha vers moi , au passage, pour refermer une boucle d'oreille qui avait dû s'ouvrir pendant mon sommeil agité, et en profita pour me murmurer :

"Tchin ! et longue vie à Pandora !"


Les dessous chics et chocs de Pandora

Dans une ville , dont je tairai le nom, et dans le petit matin gris, un hacker s'acharne sur l'ordi d'une bloggeuse trop impertinente pour le pouvoir en place. Cela arrive souvent, c'est pourquoi la brave dame en rouge a passé son chemin sans daigner jeter un oeil à cette très démocratique pratique.



Allez, boujou,
Pandora

Par pandora
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Samedi 9 août 2008

Je vous ai précédemment envoyé une carte postale  sur laquelle trônait la Carlita photographiée par Annie Leibovitz.

Ce n'est pas la Carlita, c'est   Annie Leibovitz qui m'impressionne.

Je profite donc des dernières heures de ma croisière pour vous faire partager quelques photos  parmi celles de mon album .

Et comme j'ai récemment consacré un article aux Dandies, il était juste et logique de laisser mes colonnes aux Ladies.
Car, ces femmes-là ce sont de vraies Ladies!

Sur la première image, c'est Patti Smith, chez elle entourée de ses enfants,  photo signée Leibovitz.

 “Patti Smith et ses enfants, Jackson et Jesse”. St Clair Shores, Michigan, 1996. Courtesy Annie Leibovitz/Contact Press Images


 La seconde représente Annie herself.



 “Annie Leibovitz”, Paris, 2005, courtesy Martin Shoeller, 2005. "


A Paris, cet été

Annie Leibovitz expose à la Maison Européenne de la Photographie, jusqu'au 14 septembre...

Le titre de l'expo :

"Annie Leibovitz, une vie consacrée à la photographie"


La ville aux quatre ports, c'est bien, mais on n'y voit pas beaucoup d'expo photos. Cela changera peut-être un jour, mais en attendant......

Direction Paris, !



Et, puisque nous sommes entre dames de très bonne compagnie,

Une chanson de Patty pour la route :
Because the night.

 Version unplugged, comme on dit.

Ca vous rappelle rien ????

Moi, ça me rappelle les années de fac et les soirées chaudes, pendant les seventies. Une parenthèse enchantée pour les enfants du Baby boom.

Regardez le guitariste, il a le total look. On en avait des tonnes comme ça sur le campus ! mmmmmmmhhh !

Allez, boujou, et bonnes vacances si c'est le cas
Pandora



Bon, c'est aussi toujours ça de pris sur l'omniprésence médiatique des jeux olympiques !






Patti Smith - Because The Night
envoyé par
Yoda63






Par pandora
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Jeudi 7 août 2008
Bon, un petit mot de la mer du Nord, puisque notre bateau redescend doucement vers le sud, et que c'est avec un peu de nostalgie que je pense à ma Ville aux quatre ports en résistance.

Donc, vous n'échapperez pas à la traditionnelle carte postale et au commentaire qui va avec :


 commentaire  (verso de la carte) :

"Plus mon poisson de choix, que les teutons gratins,
Plus mon petit Liré, que le hareng du matin,
Et plus que l'air batave, la douceur dieppoivine"



Maintenant, image : (recto de la carte avec légende)

Carla Bruni-Sarkozy, France’s First Lady, strikes a model’s pose on the roof of the Élysée Palace, in Paris. Photographs by Annie Leibovitz.




Je sais, vous allez me dire  (et vous aurez raison) mais que diable peut bien faire la Carlita dans cette galère des BITCH ?

C'est que la croisière à thème  des BITCH touche à sa fin. Et que les préoccupations triviales de Grands de ce monde reprennent doucement le dessus.

Alors, voilà que je découvre  en lisant mon "Vanity Fair", que notre first lady a posé en somptueuse robe de soirée sur les toits de l'Elysée.

Décodage :
Une prise de vue décalée, imaginée par la grande Annie Leibovitz, afin de signifier au monde entier combien la Carlita, elle est top glamour, même largement au-dessus des contingences de l'étiquette. (Il a fallu se les enquiller les escaliers en robe du soir !)

En même temps, remarquez, ça nous fait connaître les coulisses du sweet home de Sarko, parce que les toits du palais, on ne les aurait jamais vus sans ça.

Bon, ben, c'est assez clean, pas trop de fientes de pigeons, pas trop envahi par les feuilles mortes, et diverses pollutions parisiennes que je vous laisse imaginer.

On apprend, donc, au passage qu'une brigade de l'Elysée doit avoir pour mission de nettoyer le toit...

Ceci dit, avec la logique imparable qui vous caractérise, chers lecteurs, vous me direz :

"Nettoyer les toits, certes, mais pour quoi faire ?"
Moi, je dis :
"On sait jamais. Une visite officielle d'un capricieux chef d'Etat qui souhaiterait nicher au plus près de ciel dans un duvet de nylon. Le Kadhafi avait bien sa tente perso, lui !

Dans le genre caprice de visite officielle, tout est ouvert ! Donc, on ne néglige pas le toit des fois que...."

Ensuite, ces couleurs grises et brunes du décor brut renvoient à un concept très tendance côté couleur et architecture. 

Moi qui ne vous ai jamais livré de conseils en déco (sauf pour mon salon) , sachez que le taupe/gris se porte bien chez les bobos : classieux et permettant la mise en valeur de tonalités plus chaudes : regardez comme le dress-code rouge de la Carlita explose dans cette ambiance.

 En plus, la Annie Leibovitz, elle a pas lésiné sur le ciel de Paris hautement symbolique.

Tourmenté à souhait de cumulus, pas franchement menaçants, mais tout de même carrément enveloppants.

Follement romantique, si l'on considère les mèches de cheveux qui se soulèvent au gré du Delanoesque zéphyr.

En regardant cette photo, je me suis dit que toute la panoplie "French lovers in Paris" était au rendez-vous, et que tout était mûr pour un orgasme de "desperate housewife". De quoi mettre en transe les villas de Wisteria Lane !

C'est alors qu'une collègue BITCH, qui lisait "Vanity Fair" avec moi m'a détrompée.

"C'est un truc ethnologique !
-Ah ! boooon ?"
Cette pratique daterait du néolithique !
Fichtre !


Et, on ne sait trop pourquoi, elle se serait perpétuée ou retrouvée  dans certains villages étrusques (Cerveteri,  en particulier, parce que les toits étaient très accessibles).

Je vous explique :
Un rite ancestral donc, voudrait, qu'à mi-chemin entre le solstice d'été et l'équinoxe d'automne, la femme du chef de la tribu se pare de ses habits de cérémonie et paraisse sur le toit conjugal qui est aussi un lieu de pouvoir. 

La signification de cette pratique serait que la first lady affirme ainsi son rôle de gardienne du foyer, et garante des désirs domestiques ...et autres, du chef.


Voilà, donc, pourquoi, la Carlita (qui a peut-être des origines étrusques, allez savoir ! ) campe sur les toits de la maison.

Remarquez, après la Germaine Coty photographiée, servant la soupe à son René, y'a pas de honte !

...... Alors, moi, je me suis dit qu'il y avait des belles occasions de cérémonies, qui, dans notre ville aux quatre ports et néanmoins cité de Jehan Ango, se perdaient.

Imaginez nos first ladies, de la Ville en résistance  et de la jungle urbaine de Neuville sacrifier à ce délicieux rite !

 Bon, pour la mairie de Dieppe, ça serait pas trop difficile, vu que le toit est plat, mais, je crains pour la first ladie de la mairie de Neuville. Je sais pas si vous connaissez le toit, mais, c'est tout en pentes, en tourelles et autres pièges.
 Faudrait prévoir les baudriers et la magnésie pour cet opéra vertical !

Et puis...faudrait aussi éloigner les goélands avec l'aigle noir en carton de Tatav, sinon, gare au carnage !

La foule serait en délire, la tension à son comble ...et ce serait une jolie fête qui coûterait pas trop cher. Hein, Vérane !

Allez, boujou, pas de dessous chics, j'ai une table ronde sur les blogs chinois qui m'attend sur le pont du navire.


Juste quelques mots de le croisière :

Nous avons beaucoup travaillé et les actes de notre séminaire seront mis en ligne .
Nous avons vu et entendu beaucoup de choses intéressantes : expos, rencontres ( belles rencontres ! ) ateliers de création.
Pete Doherty est venu à bord du bateau comme prévu, rien que pour les BITCH, mais je trouve qu'il a fait un peu son kéké vu sa popularité, il en a rajouté des tonnes.
Comme quoi, hein ? On investit sur les personnalités, et puis on se rend compte que c'est un peu surfait tout ça.

Pandora






Par pandora
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Lundi 28 juillet 2008

Chers lecteurs, je vais m'absenter quelques jours, figurez-vous, qu'en cette saison estivale les BITCH, c'est à dire :

les Bloggeuses Impertinentes Têtes à Claques aHurissantes.
 (cf l'article Atlantide, monde perdu !),

association dont je fais maintenant partie, se tapent l'esquive en bateau pendant quelques jours.

Au programme, non pas le vulgaire soleil de la Méditerranée, des Saint Trop' et autres  Fort Brégançon, bon pour les gogos, non :
Au programme une croisière sur les mers du Nord de l'Europe, grandes capitales et soleil de minuit encore vaillant pour réchauffer nos féminines épaules frissonnantes sous leurs étoles d'alpaga.  
Evidemment, il s'agit d'une croisière à thème, sinon, nous ne serions pas les BITCH :

Alors, le thème est :

"Portrait et autoportrait, fiction et autofiction, la posture de la bloggeuse face à une vie esthétisée : fantasme ou réalité ".

Avec, bien sûr, en prime, plein de beau linge à bord du navire :

Christine Angot, naturellement, on pouvait pas la rater celle-là... On sait pas si on la gardera jusqu'à la fin du trip, vu que tout le monde n'était pas d'accord pour l'embarquer
Christian Lacroix, tout juste sorti de ses expos  photo/costumes en Arles analysera le dialogue Rothko, Caspar David Friedrich mis en scène à Hambourg, puis donnera des cours de coupe et couture aux BITCH volontaires .


Sophie Dudemaine proposera un atelier cakes salés.


Michel Houllebecq glosera sur l' expo : "It's not only Rock'n Roll, Baby", visible dans la mythique capitale de Gelbique.  (On quittera le bateau pour y aller en Thalys).
A l'issue de la visite,  il est aussi prévu un concours  de slam dans le hall de la gare de Bruxelles. Ah ! Le slam belge, une fois !

Et, quel bonheur, à ce propos, le Pete Doherty, vous savez, l'ex- rockeur d'amour de la Kate Moss, un brin junkie, viendra le soir-même sur le bateau, en personne animer une conférence sur ses oeuvres plastiques, il est précisé que la conférence s'achèvera par un concert déjanté avec les Babyshambles...

Bon, ça va me changer de l'air dieppois, air néanmoins de choix, Allez, boujou, je vais faire ma valise, à propos...quel dress-code ?


Les dessous-chics et chocs de Pandora :
Hésitante devant les choix vestimentaires qui s'imposaient pour cette petite escapade, le Karl Lagerfeld, prestement contacté se rend chez moi pour affiner mon look Rock'n'Roll (raccord avec l'expo, parce que le Pete Doherty, mmmmmhhh ! je veux être à la hauteur). Merci, Karl !
(vous avez remarqué le beau gamin à moustaches et à lunettes à côté du Karl ?)







Allez, boujou,
 La Pandora des capitales du Nord (si vous ne comprenez pas (re)lisez Gérard de Nerval...oui, oui...je sais...faut le suivre dans son délire !)

Par pandora
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Mercredi 23 juillet 2008
Bon, ben c'est plié en ce qui  concerne dimanche dernier :
Dans les rues de Dieppe, on n'a pas  risqué  d'être dérangé par l'Art...qui dérange !


Déjà, "Marché de l'Art", je trouve ça limite comme expression.

 Cela m'évoque le commerce qui se pratique chez les Christie's, Sotheby's ou bien quelqu'autre maison  de ce genre. Alors, à Dieppe ! ....méfiance !


Enfin, si ce genre de manifestation peut mettre en contact des artistes qui méritent d'être (re)connus et des promeneurs qui, sans ça n'auraient jamais pu apprécier leur travail, va pour le marché de l'Art et la déambulation inhérente à celui-ci : un p'tit tour de Grande Rue, la curiosité en sac à dos.

Allez, on va être amusé, choqué, bluffé, troublé, on va revenir sur ses pas, s'attarder, admirer, prendre du recul, craquer peut-être, discuter avec l'artiste, se marrer.

Peut-être aussi qu'on va trouver cela ridicule et les artistes un peu ou même beaucoup allumés, peut-être que l'on va s'éloigner en haussant les épaules, peut-être même qu'on va être en colère et trouver ça nul !

Ben oui ! ça sert aussi à ça, l'art !

Seulement, à Dieppe, dimanche dernier, le  marché de l'art, fut à l'Art ce que la vente par correspondance est à la Haute Couture !

C'est à dire que la créativité s'est fait la malle pour faire place au gentillet , au tiédasse, à ce qui correspond  au décor d'un petit  Sam' suffit pour Bidochons !


Bref, de l'Art que nenni, sauf rare exception  comme autant de petits signes discrets dans cet amas de bimbeloterie !

Désolée, mais, c'est pas ça l'art !

Non, pas le grand, l'officiel avec tambour et trompettes, on n'était pas venus chercher ça, mais la recherche esthétique sympa, le truc un peu insolent, surprenant, où l'on voit une démarche d'artiste ...que l'on aime ...ou pas !


Je voudrais pas être méprisante, simplement, je trouve que, pour un marché de l'art, on méritait mieux,
et que dimanche, il y avait imposture !

Et ça, ça me met en colère !

Parce que, sur la Place Nationale, moi, je n'ai vu qu'une foire artisanale :

Sous les tentes, euh ! pardon les vélums de la mairie, j'ai eu beau cherché, j'ai trouvé :

L'auteur de Polète, en dédicace (passe encore, c'est de la BD)
La Duchesse de Berry, mais l'avez vous seulement reconnue ? Massacrée version mosaïque , massacrée !
Des séries de Jocondes très scolaires et diversement accessoirisées (Ah ! depuis que Duchamp lui a collé une moustache, le filon n'est toujours pas tari ?)
Des paysages brodés (le paroxysme de la créativité! )
Des bijoux conventionnels
Des paysages bien léchés, avec champ de betteraves au premier plan, frondaisons à l'entrée du village, maisons assemblées et incontournable clocher. Le genre de p'tit coin de France  que l'on va choisir en fonction de la couleur du papier peint.
Et puis des stands qui tenaient plus de la boutique de gadget que d'autre chose


Enfin, je sais pas si vous avez remarqué, mais depuis Braque et Waravka (désolée pour l'association ! ),c'est fou ce que  la falaise inspire ! Des kilomètres de falaises, on s'est farcis : des grises, des ocres, des "soleil couchant", des "soleil levant" des équinoxiales, des subliminales, des impressionnantes, des plongeantes des linéaires, des crépusculaires  ... ouf !

Enfin, tout ça,
Même pas Kitsch ! ça aurait au moins été marrant !

Même pas subversif !
Bon, y'avait le Marc Dray, flanqué d'une dame qui veillait à ce que son déballage soit bien organisé et fasse bien déballage.


Ben, moi, ça ne m'a fait pas vibrer !

Et puis, quand notre bon Fred, nous a révélé qu'il fallait démocratiser l'art, qu'il fallait un art populaire !

Alors, là j'ai compris !

Dé-mo-cra-ti-ser, c'est à dire :

Inviter des gens qui bricolent tranquilou leur petit business, des peintres du dimanche, des retraités qui fréquentent assidûment l'expo "Créativa". ( tiens, y'avait pas d'atelier tricotin, mais avec le potentiel dieppois,  je suis sûre que c'est pour l'an prochain, )

Proposer des trucs et des machins qui vont surtout pas risquer la désapprobation et pas gêner. Z'auraient pu intégrer les vendeurs de fringues exotiques du samedi matin parmi les "exposants" , ça n'aurait pas perturbé. Z'auraient aussi pu y mettre un ou deux manèges, ça aurait occupé les enfants, au moins !

J'ai fait deux fois le tour de cette fichue Place Nationale en restant sur ma faim. J'ai jeté un oeil vers la Grande rue, peut-être que les artistes sont là.

A ma droite : le stand de pralines et de nougats : Art du goût ?
A ma gauche, le stand de bibelots exotiques,  lunettes de soleil et autres tee-
shirts : Arts premiers ? Art brut ?

Bref, j'ai compris que démocratiser l'art, ce n'était pas, (surtout pas !)  proposer aux gens des créations de qualité dans la rue.

Bon, ben, c'est fichu : aucun artiste ne viendra désormais se comprommetre dans cette foire à la  culture

Surtout quand la Culture se fait maraîchère.....


Les dessous chics et chocs de Pandora :
Pour se remettre de ce médiocre épisode,  je suis sûre que vous allez apprécier cette vidéo, trouvée dans le blog "Humeurs de Philtre",  merci à lui encore une fois ! Elle vous réconciliera avec l'art dé-mo-cra-ti-sé-, le vrai !
C'est émouvant, c'est magnifique ... regardez ...


Allez, boujou,
Pandora


Par pandora
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Samedi 19 juillet 2008
Puisque Dieppe n'en finit pas de nous livrer un mois de juillet en oubliant l'option soleil/chaleur, j'en profite pour revenir sur notre Dandy de l'article précédent, parce que les balades sous les grains et dans le vent, avec gros pull et coupe-vent, ça va cinq minutes, et, vous me connaissez,  il est aussi doux de se réconforter avec des observations moins climatiques et plus sophistiquées.

Ainsi, aujourd'hui, on va parler d'élégance.

Ah ! je vous entends d'ici, chers lecteurs.
"Elle va encore nous bassiner avec le dress-code et tutti quanti. "

Ben oui, un peu quand même, mais pour l'heure, je vais essayer d'éviter celui des pensionnaires de la Maison Commune parce que, j'ai l'intention de vous emmener vers des sommets de  sophistication et ce n'est pas le genre, hélas.

Tout ça, c'est la faute à Metman...

Je ne résiste pas à l'envie de vous le remettre sous les yeux.

L'élégance un brin guindée de notre dandy dans l'article précédent n'a pas pu vous échapper, moi, je suis confondue devant une telle rectitude ! (si, si !)


Donc, revenons sur notre pâlichon gentleman du Musée, qui porte son anémie de la même manière qu'aujourd'hui Sarko promène sa "Philip Patton".
(Vous savez la montre que la Carlita lui a offerte, parce que ses Rolex, ça faisait trop bling blang).

C'est à dire en accessoire de bon ton.  

Car il est plutôt bel homme, notre Metman, non?


 En tout cas, moi, je trouve.

Pas facile d'abord, certes, mais bel homme quand même , on va pas chipoter.

Pas glamour, sensuel et tout, non, mais la quintessence de la tenue élégante, voire de la rigidité, et cela lui va comme un gant (de chevreau, of course).



Paraît qu'au XIXe. siècle, c'était un p'tit gars de la culture ! J'ai mes sources .

 Ben, aujourd'hui, les cultureux, ils sont un peu plus décoincés du costard. J'en connais des très chics : je ne citerai personne, et j'en connais aussi de plus "souples" du dress-code aussi.


Non, non, pas de noms, n'insistez pas !




Seulement, aujourd'hui, ce n'est pas L'Ecuyère de Van Dongen que j'ai envie de lui mettre en vis à vis, mais ce jeune mannequin tout juste sorti de la deuxième Guerre Mondiale.
Nous sommes en 1947, en décembre, sur les quais de la Seine. Il fait moins 13° et Christian Dior vient de dévoiler sa collection "New-Look".
Ca donne ça :


Le tailleur "Bar"de la collection New Look.  

Aux antipodes du naturel, la jeune femme pose et inaugure un retour de l'élégance sophistiquée.

Un clin d'oeil  à notre hiératique Metman qui aurait apprécié, je crois....

Clin d'oeil que j'ai envie de faire sur ce pimpant blog, qui, pour une fois ne critique pas le dress-code ambiant.
(enfin, pas tout de suite !)

Vous voyez le rapport entre ces deux-là ? Non ?








Je continue donc avec cette affiche bien actuelle .


Elle  annonce une exposition qui se tient actuellement à la Villa "Les Rhumbs" à Granville dans la Manche.


C'est la villa d'enfance de Dior qui a été transformée en musée et qui offre une expo temporaire à chaque saison.

Une villa, un jardin qui surplombe la mer :
"Luxe calme et volupté."

Vous avez remarqué les beaux gamins en arrière-plan ?

Ce sont des Dandies du XIX eme siècle, ceux qui avaient fait rimer élégance et extravagance ... J'adore !

Et puis, devant, au premier plan, pose la Gisele Bundschen, top model et intermittente du Leonardo Di Caprio  ma non troppo.
J'ai les références de "Closer", moi !
Quelle allure dans cette sophistication !

Coupes parfaites, poses maniérées à l'extrême :
Cannes, fleurs, cravates, éventails, gants, hauts de forme pour les hommes,

Coupes travaillées, vestes à basques, tailles étranglées pour les femmes...et les souliers, vous avez vu les souliers de la Bundschen ?
Tailleur et souliers sont  signés John Galliano, un immense successeur de Christian Dior .

Mais attention, croire que le dandy n'était que dans l'apparence serait une terrible méprise :

Le dandy "fait de sa vie une oeuvre d'art" comme disait le Oscar (Wilde), un sacré gamin aussi, lui !
C'est dire que faire le beau, le décalé, assumer sa silhouette, ses excentricités avec humour, et un zeste de provocation calculée, c'est quand même un  boulot à temps plein.




Allez, un p'tit dernier pour la route :
Lui !





Monsieur Gainsbourg...
Encore un dandy sublime !



Pendant ce temps-là à Dieppe, le short fait rage ! Moi je dis,

"C'est beau, un homme en short !"




Ca, c'est un dessin de Reiser tiré de l'album "Gros Dégueulasse" paru en décembre 1982 !
Et revisité par Pandora ! Effectivement, ça nous change des dandies




Et puis, ici, c'est un dessin de Gotlieb,  (album Hamster Jovial) et c'est un peu contextualisé. Ah ! les références !!!!!
Mais, ça, c'est du short , on n'est plus du côté de chez Swann, ne vous en déplaise, pas plus que du côté d'Abbey Road !
(vous avez remarqué la p'tite fille ?)


Et le short masculin se porte fièrement à Dieppe.

Le short de monsieur:
Sportif !
Il peut être court, façon cycliste ou adepte de footing : dans ce cas, il dévoile largement la cuisse et peut même laisser un entrebaillement équivoque. Bon, pas quand même à la façon de Reiser  (voir plus haut !)
Le must : la cuisse est vaillante, le short va donc épouser le muscle fessier et les abducteurs sans faire de concession au mou !..et sans faire d'histoires (cf : le short des maîtres nageurs !)
Le pire : le short en nylon sur cuisses livides, flasques ... et poilues  !

Vacancier !
La longueur est capricieuse et oscille entre l'entrecuisse et le genou. Evidemment, cela focalise notre attention sur le mollet.
Sera-t-il nerveux ?
Sera-t-il indolent ?
Sera-t-il replet ?
Le mollet fait beaucoup dans le short vacancier ainsi que les chaussures ...

Attention, j'omets ici le genou : sera-t-il épais et enrobé ?
Façon : j'attends mon tour à la cabane à gaufres entre la rue Aguado et la rue de la Rade ? Ici, la tong s'impose car l'avachissement est roi.
Sera-t-il plus délié, raccord avec le camping-car et le polaire jacquard du gars qui ne déteste pas la rando ?

La chaussure !

Basket qui a vécu ?
Mocassin plus chausssette de couleur sombre (rhhhaaa so lovely !)
Sandale hi-tech façon tout terrains, en nylon avec plein d'attaches velcro©?  (ça ouvre des perspectives !)
Alors ? Long ? Court ? Chaussette de sport vaguement blanches aux incontournables bi-rayures marine et rouges...
Allez, je vous laisse rêver....

Les dessous chics et chocs de Pandora
Mais où sont passés les dandies ?

Au départ , c'était un article sur l'élégance....









Allez, Boujou,
Pandora
Par pandora
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Jeudi 17 juillet 2008

Je vous disais dans un article précédent que la saison était pourrie, et ça se confirme. 

Si vous avez eu le courage d'affronter le front de mer (c'est le cas de le dire), vous aurez constaté que c'est la désolation : promeneurs sous coupe-vents, panneaux vitrés tournés vers l'ouest en boucliers, relents de friture (ça ce n'est pas la faute à la méteo, hélas ! ).

On a même à Dieppe comme dans les stations de la Riviera, des chaises- longues avec parasols (parapluies ? ) tournant le dos à la mer, donc faisant face aux passants sur la promenade.

"Regardez- moi, je rôtis en direct-live , donc je suis."

Sauf que de rôtissage, il n'y a point, vu les nuages et la petite fraîcheur ambiante !
Donc ces commodités du bronzage, restent là, béantes, inutiles et improductives, parce que, de 10heures à 16 heures à 4€, aujourd'hui, ça fait cher du rhume.


D'autant que, si on regarde bien, quelques mètres plus loin, on peut se prélasser à l'oeil dans de fonctionnelles et très chics  "chiliennes" rouges, (c'est le mot, je crois pour la demi-chaise longue ) dans le périmètre de la petite cabane "Lire à la plage".

Fuyant donc l'ambiance arrière- saison assez déprimante, j'ai l'intention d'aller faire mes civilités à la dame en vert et au dandy.

Comment, ça, vous ne connaissez pas ?

Ca se passe au musée de Dieppe juste au-dessus d'un grand escalier

 Et là, je vais vous parler de peinture.

Dans un cadre, une jeune femme en vert, très court vêtue, très décolletée, très maquillée fixe le visiteur d'un regard lavande.
Un regard de défi, un regard provocant.
Elle tient un fume-cigarette dans  sa main gauche qu'elle a posée sur sa cuisse...Vous détournez quelques secondes les yeux, vous y revenez, elle vous fixe encore de là-haut.
Qu'attend-elle de vous ?

Dans le cadre voisin, un dandy impeccable : canne à pommeau d'argent, gants de chevreau, pantalon gris, redingote noire, col cassé sur cravate de soie grise piquée d'une goutte de diamant.
Point de catleya à la boutonnière, comme chez Proust, mais une rose jaune. Teint pâle, monocle, moustache, chapeau haut de forme. Tout en longueur. Tout en froideur.
Rien à attendre de lui ?

A côté, un autre cadre : une petite fille pâlichonne émerge d'un somme.  Appuyée elle se tient au dossier du canapé. Position inconfortable, les yeux embrumés. 
Dérangée dans son sommeil ?

Ces trois portraits m'ont toujours raconté une histoire :

Alors voilà, depuis le temps que les impératifs des accrochages les ont placés côte à côte, ces voisins de palier ont fini, malgré leurs différences à faire connaissance.

S'ils se tiennent tranquilles aux heures ouvrables du musée, le soir venu et  les salles désertées, la jeune délurée dénudée reprend sa cigarette abandonnée, et lascivement envoie un nuage de fumée vers notre dandy qui n'en peut plus, et ces deux-là sortent de leurs cadres, sortent de leurs gonds, bref,  se dévergondent.

Tout serait pour le mieux  sauf que :

la petite fille fragile n'en finit pas de se  réveiller.

C'est quand même un comble de les avoir fait cohabiter avec cette enfant .

 Il faudrait revoir l'accrochage afin qu'ils puissent enfin , enfin...vous voyez ?

Vous ne me croyez pas ?

Eh! bien allez au musée sur la falaise, l'ambiance est autrement plus chaude que sur la plage !





































Kees Van Dongen : L'écuyère, vers 1920
Château-musée de Dieppe                                                                         Jacques -Emile Blanche : Louis Metman, 1888
                                                                                                                               Château-musée de Dieppe

Et la petite fille alors ?

Chut, elle dort

                                                                                                                                                                   Jacques -                            
Pas de dessous chics et chocs aujourd'hui, mon article à lui seul en était

Allez, boujou, Pandora




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Les aventures de Ratzi Lepape

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Ratzinger a créé aujourd'hui, quatre nouveaux saints ! Dans ce domaine-là aussi, on mondialise, puisque soeur Alphonsa est la première femme indienne canonisée. Du fond de sa sépulture, Mère Térésa, collègue de boulot d'Alphonsa, a levé un orteil réprobateur afin de signifier : "Pourquoi elle et pas moi ?" 
Patience, Teresita, patience !
Pendant ce temps-là, Ingrid B. se demande si on peut être sainte de son vivant.




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