Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 17:15
Je vous prie d'excuser la trivialité de ce titre, mais cette citation déjà fort connue des cinéphiles et autres amateurs de théâtre fut la conclusion d'un séminaire organisé  à Cannes par les BITCH   (Bloggeuses Impertinentes Têtes à Claques aHurissantes, je vous le rappelle).
 L'intitulé du séminaire était :
"Les impacts de la crise fantasmés dans les nouveaux réseaux et hiérarchies de la société occidentale envisagés comme vecteurs innovants à travers les médias " .
On a fait comme Seb' Jum' on a relu notre Bourdieu ainsi que le dernier opus de Paris Hilton.

Et voilà le travail. La conclusion fut unanime :

"On est toujours le con de quelqu'un".

Les actes du colloque sont édifiants et pourraient , à condition que les responsables  le veuillent, être mis en ligne sur le site de la démocratie participative. Ce serait vachement citoyen !
Tout ça a mangé une bonne semaine sur  mon temps de RTT. Dense, mais j'ai appris plein de choses sur les pipeules. Cela m'a valu aussi une absence remarquée sur mon pimpant blog. Mais, on ne peut pas être au four et au moulin, encore que, si on y réfléchit bien, la fameuse conclusion ci-dessus évoquée pourrait être valable aussi à Dieppe.

Qu'on se le dise : dans la cité d'Ango aussi , on est toujours le con de quelqu'un.
Après cette exotique et néanmoins pertinente diversion, et grâce à cette habile transition, je reviens à ce qui nous préoccupe à travers mes articles : "Dieppe, encore Dieppe, toujours Dieppe ! "comme l'a longtemps soupiré un... soupirant à quelque responsabilité politique.

Bien sûr, il y a eu la semaine dernière un conseil municipal et comme la presse n'avait pas annoncé d'électricité prévue, finalement, il n'y avait que peu de pleus- pleus. Bref, un public à l'échelle des réunions de démocratie participative et encore, c'est une vue très très optimiste ! 

Vu qu'il y avait à la télé  des trucs à ne pas rater, ils se sont esquivés les uns après les autres sans le cirque habituel des noms d'oiseaux et diverses joyeusetés littéraires. Dommage, ça aurait permis aux jeunesses communistes présentes d'apprendre le métier et la dure loi de la démocratie en action.

Enfin, Pénélope Cruz était là...

Ah ! je vois que vous vous réveillez.

"Comment  ? La Pénélope de l'Almodovar, Cannes et tout ?" Après ça la Nouvelle Star peut aller se rhabiller avec ses chanteurs en promo sur têtes de gondoles.
Mais non, bande d'idéalistes, la Pénélope Cruz n'était pas là en chair et en os, elle était là sur papier glacé.
Je m'explique : 

Pénélope, Cannes oblige, fait ce mois-ci la couverture des "Inrockuptibles". Je vous entends d'ici susurrer que vous ne voyez pas le rapport entre les "Inrocks" et le Conseil Municipal. Ah ! heureux naïfs que vous êtes, je constate avec étonnement que pour vous, un conseil municipal est un temps fort de la démocratie en action et que chaque élu est toute ouïe et tendu  à mort devant le débat. 

Et bien, non, ça ne se passe pas du tout comme ça. 

D'abord, de débat, y'en a pas des masses. Même la presse le dit, ça reste manichéen au ras des paquerettes donc. (La fin, c'est moi qui le dit car vous avez déjà vu du manichéen transcendant , vous ? )

Ensuite on s'ennuie sévère dans ce rassemblement qui finit à pas d'heure, qu'on a l'estomac qui gargouille, qu'on a dû faire garder les gosses, que c'est long comme un jour sans dem'part', qu' on va rater le début du film ou le début du match.

Alors, on apporte avec soi de quoi faire passer le temps. J'avais déjà évoqué les "pépito-banga parties", mais je m'aperçois que j'ai omis la lecture de la presse pendant les déclarations des uns et des autres dont on n'a rien à foutre au final. Je dis ça, parce que, si on ne s'en foutait pas, on serait attentif.
Donc on mange, on boit un coup de flotte, et puis on déplie son journal préféré. Vous y êtes ?
C'est ainsi que Pénélope Cruz est arrivée sur la table du conseil, sous la haute bienveillance de Sabine Delawin qui lisait les "Inrocks" en attendant que ça passe.

Vous allez me dire, je le sais : "Gaffe Pandora ! Elle va sauter au plafond  comme l'an dernier ( tiens, ça fait déjà un an ... comme le temps passe ! ) et te répondre que vu sa délégation aux saisons culturelles, les "Inrockuptibles, c'est un peu son outil de travail et qu'il faut bien s'informer, elle va même, si elle a la banane,  t'assaisonner (normal, les saisons !) en te traitant de pauvre cloche ! " 
Sauf que précisément le conseil Municipal, c'est pas l'endroit pour faire ses devoirs même en lisant assidûment les Inrocks. C'est l'endroit pour écouter le cours magistral du prof, ses motions, ses protestations et tout et tout.
Moi, à sa place, par respect pour Seb, j'aurais rangé mon magazine et l'aurais gardé en livre de chevet pour après.
Remarquez, elle n'est pas la seule. Un peu léger, non, cette manie de lire le journal pendant les interventions des uns et des autres... et d'un grossier !

Pour leur défense, je dirai quand même que ce conseil-là était particulièrement ronronnant ! Donc, Y'en a qui lisent le journal, y'en a qui font tourner le paquet de galettes bretonnes, y'en a qui s'assoupissent, et puis y'a la droiture qui veille au grain.
Normal puisque c'est l'opposition et que Seb' les écoute à peine. Etre dans la majorité, c'est tout bénef', le Conseil roule sur les rails de la démocratie et c'est parti. Sauf que la droiture a sorti vers 19 heures son arme de déconcentration massive.

La porte a grincé et clap, clap, clap, les petits talons d'Annie tout de noir vêtue ont résonné sur le parquet vitrifié mais pas trop. Et voilà comment un conseil entier tourne la tête vers l'arrivante élégante et perd le fil de la discussion. Trop fastoche !

C'était pourtant un sacré scoop qui venait de se discuter et je vous le livre : voilà que Marie Cate remplace désormais notre Béate comme représentante à l'Agglo !

De quoi indigner Jeannot Baz' qui aurait tant aimé être dans la peau de Marie Cate pour le job (pour le job, c'est tout, remarquez ! ) mais qui n'a pas été retenu au casting.

Comment ? Déjà un remaniement ? Quest-ce qu'elle a Béate ? F'rait pas le taf ?

Moi je l'aime bien avec ses bonnes intentions. Souvenez-vous, l'an dernier, quand elle a été nommée adjointe aux assoces, sa réaction première fut de s'esbaudir rien qu'à l'idée de refaire la déco de la maison du même nom. Aussi touchante qu'une jeune mariée rentrant dans ses meubles !  
Bon, on sait pas trop ce qui s'est passé depuis, mais la maison des assoces est toujours aussi lugubre. Que ça vous donnerait presque envie d'aller squatter la banquette en skaï d'un troquet quand on veut vraiment se réunir.

On n'a pas dû lui demander de refaire la déco à l'Agglo et Béate s'est sentie un peu mise à côté de ses compétences pourtant reconnues par tous.
Sont pas sympas à l'Agglo !

Moi, à la place de Seb' j'aurais nommé l'Homme des parkings déserts, le Pat ' Hoorn' (non, pas le Cap Horn !) à l'Agglo. Il est arrangeant c't homme-là, fait tout pour huiler les rouages trop grinçants des saillies de droite ou de gôche. Mais gaffe, mon Pat' ça, c'est un coup à essuyer les coups des deux côtés. Y'a qu'à voir le Bayrou comment il se défonce pour des clopinettes sauce béarnaise !

Bon the last but not the least !
L'affaire "Nouvelle Star."

Moi, j'ai trouvé très bien la sincérité d'Annie qui a confessé ne pas connaître l'entreprise, n'ayant pas de télé (Ah ! bon ? même pas une toute petite qui traîne ? ), elle a posé la question du casino et des places à 20 euros pour un truc po-pu-lai-reuh ! Sauf les places réservées pour les élus.
Vont adorer la Nouvelle Star, les élus  ! Manichéen et au ras des pâquerettes. Sont en terrain de connaissance.

Et puis, j'espère que la vidéo d'Agora sera là aussi pour que les manants qui peuvent pas se payer des places voient quand même sur le merveilleux site très créatif et informatif et citoyennetif.


Bon, apparemment, ça les gêne pas trop aux entournures du veston, à la culture de gauche, tout d'abord, ils sont en chemise, et puis comme dirait Sabine Delawin : "c'est pas plus cher qu'une place à DSN hors abonnement. "
Savez ce qu'il vous reste à faire si vous avez 20 euros à claquer, comme ça, on sait jamais.

Puis, finaude et toute heureuse de le dire elle a conclu en disant parce que ça, c'est de l'info de haute importance : "D'ailleurs, moi non plus, j'ai pas la télé"

En fait, tout le monde s'en fout.
Mais le message est clair : z'avez compris ? Le must de la valeur culturelle de la saison du même nom, c'est de ne pas avoir de télé à la maison !

Quelle surenchère, très chère. Pas de petit écran, ça vous signe un style de vie qu'on s'emmerde pas avec les émissions à la c... !
Allez, qui d'entre vous pousse le snobisme jusqu'à se vanter de ne pas avoir non plus la téloche sur le meuble, là devant la table basse de l'apéro avec la zapette assortie?

Et là, au conseil, après ce magistral et néanmoins ébouriffant aveu, un petit miracle se produisit.
Notre Mickaël, qui a la télé et qui la regarde et sans doute, pas qu'un peu, s'est fendu d'un petit sourire , fin ,éloquent, souverain, devant cette montagne  de snobinarderie en son gratin dressée.

Instant fugace, précieux où le spectateur voit que le Mickaël, il a tout compris, dans cette lutte à la télé la plus absente et qu'il souscrit  pleinement aux conclusions du colloque des BITCH
:

"On est toujours le con de quelqu'un " !

Merci Mickaël de nous avoir offert LE pur moment de Rock n'Roll du Conseil !


Les Dessous chics et chocs de Pandora :

Notre inimitable Thierry Levasseur, autrefois par moi assimilé à un poussin frileux des stades est , à n'en pas douter, le membre le plus remuant du Conseil Municipal. C'est simple, il ne tient pas en place. Ma maman aurait dit, "Ma parole, il a des épingles sur son siège ! " Il se murmure aussi que Thierry ferait des stages. Il ne m'en fallait pas plus pour enquêter sur le nature de ces fameux stages ...

Moi, Pandora, je l'ai pris en flagrant délit de reconversion en lapin Duracell®... regardez la photo : déjà plus vraiment poussin, et  pas encore lapin... mais toujours sportif !
Bravo Thierry ! Quelle gniaque !!!


Allez, boujou,Pandora
Par pandora
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 11:48
Nan, j'y crois pas !

Je me disais bien aussi qu'un jour, les choses finiraient par se savoir, tout simplement parce que, les gens étant ce qu'ils sont , c'est dans l'ordre des choses. Hélas pour eux ! ajouterai-je.
Bon, je n'en ai pas fait un fromage, chers lecteurs, parce que j'aime vous écrire ces mille petits riens qui font la vie dieppoise, mais ma pandoresque aventure n'est pas toujours simple.

Si mon projet éditorial m'offre des madisons rêvés avec Seb' Jum' au thé dansant du  Mambo de Tous les Mesnils, s'il me permet d'avoir la primeur des interviews auprès de l'escalier du PS, il y a des instants moins "strass et paillettes" dans ma vie de bloggeuse.

Je m'explique :
Je ne vous ai pas dit, chers lecteurs, mais voilà plusieurs mois que des personnes se sont donné le droit d'avoir une vue imprenable sur mon disque dur perso, sur mes mails et même sur les textos envoyés de mon portable.

L'intention n'étant absolument pas bienveillante, vous vous en doutez.

A moins que... ça pourrait être juste pour rire, qui sait ?

Vous croyez ?

Je sais que des p'tit jeunes aiment bien jouer aux pirates (car il s'agit bien ici de piratage ! ) rien que pour se faire des frissons et pour se prouver des choses.
Des p'tits jeunes ou bien des p'tits retraités ou bien encore des traders pour décompresser, ou bien des ménagères de moins de cinquante balais... pour tuer le temps pendant que les gosses sont à l'école.


Bref, tout le monde peut décider un jour de pirater des ordis pour se la jouer à la Lisbeth Salander. A propos, vous avez vu, le film "Millenium" sera bientôt sur les écrans.
J'ai pas trop aimé les bouquins, moi, et vous ?

Bon, revenons à notre  sujet :
C'est pas franchement joyeux de savoir que quelqu'un épie tout ce que vous écrivez, mais, je vous assure que quand on a un peu de clairvoyance, on s'en accommode, parce qu'on sait que ça ne va pas durer des lustres, c't'histoire là.
Un jour, forcément, ça se saura.

Et puis, si on y regarde bien, pirater les ordis, c'est pas beau du tout, mais alors, pas du tout ! Pas moral !
 

Mais bon, la déontologie, ça ne vaut plus grand chose par les temps qui courent.

Heureusement, il y a la loi, et j'en suis certaine, le piratage informatique est puni par celle-ci. Et pas qu'un peu !

Imaginez sinon, tout le monde pourrait aller fureter chez l'ordi de son voisin, de son chef , des pipeules, et tout le monde saurait tout, répéterait tout et plus personne n'aurait plus de vie privée.

Et là, je parle en connaissance de cause, ça n'est pas facile de ne plus avoir de vie privée !
Faut être drôlement futé pour surmonter ce petit inconvénient. (Bon, ça va, je suis pas trop mégalo, là ?)
Enfin, futée, je le suis sans doute.
Et ma vie privée qui n'est pas très privée va bien, merci.

Seulement, voilà, on est à Dieppe, petite  sous-préfecture, je l'ai souvent dit, vous vous souvenez ?
Et les gens qui ont un peu d'importance comme ça, un jour, sans en avoir vraiment l'habitude quelquefois se rendent pas compte et se barrent en betterave. (J'adore cette expression depuis que je l'ai lue dans "les Infos" !).

Ils sont mis dans le secret parce qu'ils se retrouvent par hasard  parmi les "happy few" qui savent  et savoir des choses confidentielles, ça les rend importants, du moins,  le croient-ils. Et comme quelque part, ils en crèvent de cette importance qui leur est donnée et de cette reconnaissance qu'ils cherchent tant, et bien :
Ils oublient d'être discrets
Ils parlent trop.
Bien trop.
Tellement trop que c'en est affolant, un tel manque d'intelligence !

Et voilà le travail !!!
C'est bonus pour moi !
J'y crois pas, et pourtant, je savais que ça arriverait un jour... trop d'impunité est une faiblesse, pas un atout,loin de là !

Et, tenez-vous bien : j'en ai la preuve !!!


Je sais QUI sont les gens qui ont piraté le disque dur de mon ordi  
Je sais QUI a violé ma vie privée !


Ben, c'est pas rassurant, vu les risques pris par rapport à une petite entreprise comme la mienne !

Les dessous chics et chocs de Pandora :
Allez, on va faire soft et patrimonial.
Ci-dessous, un guetteur de blog offert par un bloggeur ami. Merci à lui !

Trop mignon, non ?




Allez, boujou !
Pandora

Par pandora
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 17:56
Un week-end d'enfer !

Ça y est la saison est sur le point de battre son plein ! Même si le temps est encore frisquet, d'ailleurs c'est les saints de glace donc, c'est normal ! La p'tite laine sur le dos, le bon peuple se réjouit qu'il ne pleuve pas et " Un peu qu'on va y aller participer à toutes ces manifestations organisées en cette fin de semaine ! "

Aussitôt dit aussitôt fait... "Roule ma poule !"

Y'a le grand rallye de Dieppe
Y'a la grande braderie du Pollet
Et puis y'a le pont qui est toujours fermé, mais ça, c'est pas nouveau et c'est pas une manifestation.
Non, mais ça aide pas.


C'est tout
Ben oui, c'est tout !

Moi, j'aurais bien vu toutes les festivités le même week-end, comme ça, on aurait été embêtés par les rues barrées, les camping cars garés en pagaille, les bouchons, les parkings fermés, une seule fois dans la saison. Après on aurait été tranquilles.
On aurait pu mixer la fête médiévale avec le grand rallye et conduire en collants et/ou cotte de maille avec des poulaines aux pieds, ça aurait un peu corsé les épreuves.
On aurait pu profiter de la grande braderie du Pollet pour y installer le mois de l'image et le marché de l'art, comme ça ce s'rait fait et, d'une pierre deux coups.

Les artistes auraient exposé entre la layette et les vieux DVD.
Z'auraient été contents! Z'auraient peut-être même vendu un peu plus!
On aurait tissé du lien comme ils disent à la démocratie participative.

Et puis pourquoi pas avoir fait  "Dansez Vikings" sur le pont fermé,  à la verticale ? Y'aurait eu du spectacle, de l'action, des frissons! 

Las ! Erreur fatale comme disent parfois les ordis.C'est pas fini !
Ça va s'étaler un peu toutes les semaines.

Il ne fallait surtout pas  rentrer dans la ville aujourd'hui samedi. Ceux qui en ont fait l'expérience en reviennent tout penauds. Pas de place pour se garer, même en versant son obole à Vinci, les parkings payants ou pas sont pleins comme des oeufs.

Même le terrain vague qui ose faire figure de parking, quai du Tonkin ! (alors qu'il nique les pneus des bagnoles avec les bouts de ferraille qui dépassent du sol ! ) Pas une place en vue.

Je me suis octroyée un petite balade à pied, histoire de mesurer le nombre d'inconvénients à rouler aujourd'hui, et je n'ai pas été déçue.
La preuve en photos :


Alors que le Rallye de Dieppe fait rage dans toute son absurdité de moteurs rugissants polluants et des caisses roulant à fond... la caisse, j'ai fait une belle rencontre sur un parking de Pourville... vide !
Une dodoche immatriculée 49, donc venant du Maine et Loire à 400 bornes d'ici !

Ça fait partie du charme de l'immatriculation par département, dommage ce sera bientôt fini. On nous enlève tout ce qui ressembler à un peu de poésie.

Moi, une dodoche venant du Maine et Loire, et se reposant sur un parking désert comme une vieille dame élégante un peu fatiguée, ça me fait bien plus rêver qu'un bolide puant et assourdissant. 

Mais, bon, les gens ils ont préféré les bolides, apparemment.
Tant pis pour eux.
La voilà, ma dodoche rutilante :


Et puis, je me suis baladée sur le port le long du bassin de Paris. Il n'y a pas longtemps, souvenez-vous, on voyait ça :


Et ça :



Ben, ce matin, on voyait ça :




Doux Jésus ! Voilà que les grues sont  sciemment sciées ? Tronçonnées, décolletées ?

Les plans tirés sur la comètes vont-ils se concrétiser ?
Y aurait -t-il de l'engrais azoté dans l'air du temps ?
Au secours ! Uralchem revient ?


Les dessous chics et chocs de Pandora :

Le saviez-vous ? Le nombre de mes lecteurs augmente de façon vertigineuse !

Il paraîtrait que ce sont surtout des lectrices...

On ne dirait pas comme ça mais... dans tous les secteurs professionnels...
Au bureau : (il y a un pic des lecteurs le lundi !)


Là aussi... au boulot elle restent rivées à leurs ordis, au grand désespoir  des messieurs qui sont venus rien que pour s'amuser ...

Même que certaines élégantes personnalités encartablées ne s'en remettent pas !
Faut pas s'mettre dans des états pareils, tout d'même !




Allez, boujou,
Pandora
Par pandora
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 17:10
En incipit : Merci à Bertrand, il se reconnaîtra !

Allez, c'est parti, vous suivez ?

Ben dites -donc, c'est que ça a attiré du monde la fête des fleurs !

J'y suis allée ce matin pour essayer de consoler le pauvre Abraham Duquesne emprisonné derrière une espèce de paravent en contreplaqué décoré floral très laid. Pas franchement design, pas franchement utile, plutôt kitsch, mais bon,  c'est là, ce truc ! Faut faire avec.

Abraham, à moitié planqué qu'il est, il tire la tronche. Il a hâte que ça dégage toutes ces merdouilles.

Enfin, nous, on va pas bouder notre plaisir, vu que la Ville aux quatre ports avait déployé un zèle immense à nous installer des petites tentes blanches très seyantes, et diffusait sur nos têtes une sono genre style "Nature et Découverte"® le chant des baleines.

Très zen, très reposant, du coup, la foule avançait au rythme trépidant de la musique entre 0,5 et 1 à l'heure ! Au rythme de la vie, quoi !

J'ai hâte de voir la jolie vidéo que ne manquera pas de mettre en ligne Agora Dieppe ®. C'est que les festivités saisonnières commencent et il va y avoir du pain sur la planche pour nos inlassables vidéastes patentés de la dém' part'.

Tiens, à propos, j'ai pas vu le stand des jardins partagés.

Je suis passée ensuite par le quai Henri IV , et là, quelle splendeur, c'était l'heure de la moule-frite. C'est vrai, me dis-je in petto, c'est bientôt la pleine saison de la moule !

Alors, il me vint une idée :

Que n'y avais-je pas pensé plus tôt, moi qui ricane sur la fête médiévale parce qu'elle ne correspond pas au patrimoine culturel dieppois.

La moule, c'est bien dieppois, ça.

Et moi, visionnaire que je suis à mes heures, je vois une grande célébration la saison venue, à l'instar de la fête du hareng.

La fête de la moule ! 

Et puis, vu le flop  qu'a fait l'an  passé l'élection de Miss Dieppe, je me dis qu'il pourrait y avoir léger changement de cap dans la politique locale et on pourrait avoir à Dieppe, notre "Reine de la Moule" !

Je vois ça d'ici : comme autrefois, défilés de chars et autres corsos, mais attention, hein ! On est à Dieppe, les corsos seront patrimoniaux.

Je vois bien une thématique "Fruits de mer dieppois, fruits de mer de choix"

Un char bulots, un char étrilles, un char tourteaux, un char vignots, et enfin "the last but not the least" : Un char de la moule avec la Reine à son bord qui nous saluerait et nous jetterait des coquilles de moules comme des confettis.

Ce serait charmant !
C'est dit, et j'allais  vous en fait part.

Je me retirai donc en mes appartements pour vous clavioter la nouvelle quand, en faisant la tournée de mes voisins de blog, un article de Philtre attira mon attention.

 

Il s'agit de l'absentéisme de nos députés ! Un classement a été fait suivant leur activité parlementaire.
Instructif !

J'en entends déjà protester : Ah ! non, Pandora, attention, notre député dieppoise, députée pas nase, elle ne fait pas partie des plus nulles vu tout ce qu'elle a fait sur le problème de la méningite.

Ben d'un côté, oui, elle s'est remuée, la Sandy, mais d'un autre, elle est quand même classée 555ème sur 577 !

Bon, c'est  pas la pire  ( y'en a encore 22 après !) mais c'est pas la plus dynamique (y'en a quand même 554 devant !) . Allez, je vous livre les statistiques prises chez mon voisin de blog :

Quelle est l’activité de mon député ?
Selon ce document, Sandrine Hurel, à l’Assemblée nationale, est classée 555ième sur 577 députés :
Total des interventions : 1
En séance : 1
En commission : 0
Rapports : 0
Propositions de loi (auteur) : 0
Questions : 50



Bon, je l'ai aussi fait un peu exprès pour la photo, parce que Sandy est une députée qui se bat à fond la caisse chez nous. Les photos en témoignent, qu'on se le dise au fond des ports, dise au fond des ports.

D'après les statistiques, elle questionnerait beaucoup à ce qu'il paraît.

Maintenant, on doit se demander ce que doivent faire de plus, les nombreux premiers et ce que doivent faire de moins les tout derniers.

Je me dis rétrospectivement que l'escalier du PS a été très prudent sur ce coup-là lors de l'interview rêvé. Il n'a pas dévoilé le classement de la députée. Solidarité de Parti ? Quelle élégance !

Bravo, cela confirme en tout cas que c'est bien lui le leader du PS dieppois. Du coup, vous avez vu , dans la presse, les photos des socialistes se font sur le trottoir face au local.

Après le ficus, après l'escalier, le trottoir !
Les pauvres, c'est triste de se voir toujours ravir ainsi la vedette ! Que leur restera-t-il bientôt ?


Enfin ce classement des députés, ça mérite quand même quelques réflexions.

Et en premier, c'est que député, c'est un bon job.

Allez, dans le pire des cas, ça émarge à plus de5 100 euros net par mois, net d'impôts ! sans compter les primes diverses comme le crédit de 8859 euros affecté à la rémunération des collaborateurs,comme la prime représentative de frais de mandats de 6223 euros  et autres avantages en nature (train gratos en 1ère classe, 6 voyages aériens gratos par an en France, taxis parisiens gratos, aide pour le retour à l'emploi grassement payé, pension confortable .....)

La seconde réflexion, c'est qu' on est pas tenu à une obligation de résultat : c'est pas un job comme les autres. Si vous ne faites pas grand chose sur le terrain parlementaire, et pire, si vous êtes une brêle, -ce qui n'est évidemment pas le cas de Sandy- personne ne va vous virer. Cool !

Le velours rouge du fauteuil de Sandy, il doit être vachement content, elle doit pas trop l'user. Faudra que j'aille l'interviewer un jour.

La troisième, c'est que, y'en a pas mal des gens qui émargent au SMIC, ou bien des chômeurs, qui aimeraient  avoir ce genre de petites coquetteries comme les avantages en nature et les primes.
Ça mettrait du beurre dans les épinards...


Attention ! Je ne dis pas que c'est indécent ! Je dis que ça laisse rêveur !

Bon, revenons à ce qui faisait le scoop de mon article au début. Vous savez, mon idée de festivité estivale : la Reine de la Moule.

A la lumière de certains éléments d'information trouvés par moi depuis mon escapade matutinale, j'ai une petite idée sur la gracieuse personne qui pourrait officier dans le rôle- titre...
Pas vous ?


Infos de dernière minute : la Madonne du Poitou, dans sa grande excusitude va excuser mon impertinence auprès de Sandy. Ouf !

Allez, faites une p'tite place pour Ségo sur le char, sinon elle va encore se barrer en vrille
 !


Les dessous chics et chocs de Pandora :

Il suffisait d'en avoir l'idée. Les répétitions ont déjà commencé... Ci-dessous, la Reine de la Moule et ses dauphines.
Quelle réactivité au sein de la Municipalité !
La saison culturelle s'annonce brillante !











Allez, boujou !
Pandora
Par pandora
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 16:12
Oyez, Oyez, citoyens de la démocratie participative!

Je sais, ça fait anachronique, comme ça , à première vue. Mais on est à Dieppe, et à Dieppe la ville aux quatre saisons dans la même journée...
 
Tout peut arriver !
Et tout arrive.

Je vous raconte : j'ai lu dans le journal que Messire Fred Eloy  s'était décarcassé l'estoc et le reste pour bayer à notre bonne ville une fête médiévale.

Non ! C'est pas un poisson de premier mai, hélas.

C'est, je n'en doute pas, le syndrome Puy du Fou qui l'a travaillé par une nuit de pleine lune, alors, par le diable et tous les damnés, il a succombé sans vergogne à ce projet fou (comme le puy du même nom).

"Pourquoi que le De Villiers il aurait une fête médiévale célèbre et pas moi, hein ?"
On peut être de gauche et follement médiéval, toud'même ! Et puis, le Moyen-Age, c'est pratique, tout le monde connaît les costumes avec la télé.

En voilà une idée qu'elle est belle !
Après "l'effet Ch'ti", "l'effet Visiteurs" !


C'est qu'on est gâté côté références filmiques à Dieppe. Et pas des moindres !

Une fête médiévale donc pendant un week-end chargé culturellement. "Dansez Vikings !" à Neuville, inauguration de Mois de l'Image dans la ville. Mais la fête médiévale, c'est pas culturel, non, c'est social. Faut pas confondre.

Faut croire que sur son éphéméride  il avait rien noté le Messire Fred Eloy Grand Chambellan des Amusements Populaires pour les manants dieppois,manants de choix.
 
L'aurait pas un peu fait dans le tri sélectif sur son agenda justement, sur ce coup-là?
Enfin, les vraies gens sont vachement contents. Y z'auront aussi leur fête médiévale comme tout le monde, y'a pas de raison. Même à Neufchâtel, y'en a une alors !

Décrochez les double-rideaux pour en faire des robes longues, gentes dames, et vous gentils damoiseaux, enfilez les collants opaques de vos douces moitiées, sans les craquer si possible parce que les soirées sont encore fraiches et on va pas en racheter pour finir la saison.
Et Zou ! Tout le monde dehors, c'est la fête sur le parvis de l'Eglise Saint Rémy qui n'est pas médiévale du tout. 

Malheureusement, les Dieppois n'ont pas beaucoup de passé moyenâgeux.  Quelques pierres dispersées dans la ville : tour aux crabes, une tour du château, et à la limite, les Tourelles.

Mais on s'en fout et l'imagination sera au rendez-vous, n'en doutons pas. Et ça fera des très belles vidéos pour Agora Dieppe ® qu'est toujours sur les mêmes pages depuis des lustres, vu qu'il ne se passe rien à Dieppe.

Alors, Fête médiévale, rameutez les ribaudes !

 Au programme :

Une visite du musée aux flambeaux, c'est vachement médiéval, ça, et inédit !
Des exposants, groupe musical, lecture de contes...


Les mauvais esprits rétorquent déjà qu'il ne s'est rien passé de marquant à Dieppe pendant le Moyen-Age et que ce n'est pas significatif du patrimoine local.

Y'a bien eu les Mitouries du temps de Louis XI, des fêtes qui célébraient la victoire de Dieppe contre Talbot à la fin de la Guerre de Cent ans, mais c'était , comme ce nom l'indique à la mi-août.

Ben non, y s'est pas passé grand'chose, et alors ?

Ça, c'est encore un machin d'intellos, font rien qu'à pinailler.
On n'est pas là pour faire du patrimoine scientifique. On est là pour rigoler ensemble.

Et puis, hein ! On va pas faire les fiers., finalement, c'est bien vu.

La fête médiévale est à l'image de ce qui se passe dans notre municipalité :

Il s'est rien passé, il se passe rien, mais si on en cause aux gens encore et encore,  c'est comme si ça existait  !

 Les dessous chics et chocs de Pandora :
Quelques images des répétitions en espérant que cela vous donnera quelques idées astucieuses pour les costumes.
Ben ça promet !

Avez-vous reconnu des élus ? Moi, si



On va pas s'ennuyer à la fête !






Allez, Boujou
Pandora

Par pandora
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 20:06
Ah ! j'en vois qui se marrent. Un peu de retenue s'il vous plaît !

Et oui, j'ai délaissé pour quelques temps les ors de la Mairie et le Journal de Babord (j'y reviendrai !) parce qu'un devoir s'est imposé. Comment, moi, Pandora, soucieuse de justice avant tout, j'avais cédé au prestige du Pouvoir et n'avais réalisé qu'un seul interview rêvé, celui de mon divin'édile Seb Jum' ?

Et les autres alors ?

La droiture aurait des choses à dire.
La bande à Sandy aurait aussi des choses à dire aussi.


C'est pourquoi, un jour où je n'avais pas eu la symphonie du
Nouveau Monde au p'tit déj, mais une petite cantate toute mignonne de Bach offerte par l'Homme bronzé du Canope, je me rendis à cette évidence : le personnage le plus médiatique au PS dieppois, PS de choix, c'est l'escalier du local.

J'allais donc me faire un devoir de l'interviewer.

Bien plus que Sandy, bien plus qu'Arnaud Premier, bien plus que Thierry des Sports, c'est l'escalier en pin blond du local qui tient la vedette sur les photos dans la presse.

"Objets inanimés, avez-vous donc un âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?"

C'est pas de moi, mais de Lamartine. Le p'tit gars  Alphonse, il avait bien résumé la situation sur ce coup-là. Il faut lui reconnaître que c'est fou comme les objets  par leur insoutenable matérialité ont le pouvoir d' imprimer en nous pour toujours la sensualité de l'expérience vécue .

Le p'tit gars Marcel P. l'a très bien dit aussi.
 
J'avais en d'autres temps été prise d'affection pour le tapis rouge de la Mairie de Montreuil, qui après la défaite en mars dernier du très communiste Brard avait tenté de se recycler à la Mairie de Dieppe.

Z'en n'ont pas voulu à Dieppe, les snobs.
Trop rapetassé à force d'être râtissé par des rateliers arrogants. (Z'avez noté l'alitération ?)


Aux dernières nouvelles, le tapis en disgrâce  aurait fait un bref passage sur "Ebay" sans trouver preneur. Quelle misère !

Je m'étais aussi, en d'autres temps prise d'amitié pour les ficus. Il y en avait  un beau au PS, mais il semble être  boudé par les locataires.
Pourquoi, juste ciel, pourquoi ?

C'que c'est tout d' même que le destin, une fois les projecteurs éteints !

Petite réflexion à méditer du côté des monteurs d'escalier au PS.
Petite constatation à ne pas communiquer aux monteurs d'escalier du PS ?
C'est pourquoi j'ai préféré interroger direct l'escalier.

Parce que lui, c'est son boulot de faciliter  les ascensions des uns et des autres jusqu'au premier étage et dans un souci total d'égalité.

Et puis, comme dirait Souchon, "voir sous les jupes des filles", c'est pas un jeu de dupe, c'est un privilège dû à sa fonction.

Consciente du scabreux de cette dernière remarque, je décidai de me vêtir sobrement pour l'occasion d'un jean noir Gucci légérement slim, la base discrètement strassée posant sur mes Louboutins rouges et vernis, aperçus dans Pinupmania. Veste en soie sauvage vert anis (ça cartonne le vert anis, ce printemps ! ) sur tee-shirt noir et foulard Christian Lacroix en mousseline . Après avoir un peu hésité, j'optai pour un sac Saint Laurent vintage mordoré... Surtout, surtout, ne pas harmoniser sac et souliers, c'est d'un plouc !

J'arrivai donc au local du PS, en lousdé, par un frais matin printanier  à l'heure où blanchit la campagne et je vis mon escalier blond attendant d'être mis en valeur par un gai soleil qui ne manquerait pas de faire vibrer  de ses rayons conquérants la rampe glorieuse qui facilita tant de grimpettes.

Pas un chat dans le local !

Sauf le ficus qui tirait la tronche d'avoir été et de n'être plus. 
Il était dans l'ombre, las, fatigué, misérable.

De sa voix acide ce dernier m'expliqua que depuis la notoriété de mon blog, le ficus était salement connoté et qu'il ne faisait pas bon traîner près d'un élu accompagné d'un journaliste. A cause de moi,  le ficus se devait d'être inexistant dans le paysage médiatique dieppois sous peine de haute raillerie.
Je me tournai vers l'escalier pour rebondir sur cette amère constatation.

L'interview pouvait commencer.

Moi : Ben dites-donc, cher escalier, si j'en crois le ficus, les gens du PS sont un peu chatouilleux de la couverture médiatique !

L'escalier :
M'en parlez pas, tout ça, c'est de votre faute. Ils vous en veulent terriblement, vous savez ! Moi, là, j'ai le privilège de vous voir très simplement, en chair et en os, mais si vous saviez les spéculations qui se font sur votre petite personne ! A mourir de rire si seulement je pouvais me le permettre ! Z'aimeraient bien savoir ! Allez ! J'en ai entendu des noms, des hypothèses, des échaffaudages, des conclusions, des déclarations sur la Pandora du blog.

Moi : Et chaque fois, c'est à côté du vélo des transports doux ?

L'escalier :
A côté, c'est net ! Je vais vous faire une confidence : L'an dernier, Arnaud Premier a été très colère à cause de la rue Montigny et du cartable. Il y a vu une intolérable intrusion dans sa vie privée.

Moi : Ah! booonnn ??? Le cartable fait partie de sa vie privée ? Pourtant on le voit partout avec son p'tit cartable... comme une très élégante et néanmoins représentative extension de mémoire. C'est un peu comme mes Louboutins , son cartable signe et sublime sa silhouette. C'est ce qui fait son charme germanopratin. Même au café littéraire il ne sort jamais sans son cartable. Tout le monde sait ça ! Ledit cartable en est devenu patrimonial ! Et puis, notre Arnaud tout inéligible qu'il soit est un personnage public, faut faire avec, le cartable en prime !

L'escalier :
Justement... le café littéraire, savez-vous, chère Pandora, que certains élus sont allés jusqu'à chercher la liste des personnes qui le fréquentaient histoire de vous débusquer, les gros malins.
Moi : Ben tout le monde et personne fréquente le café littéraire, c'est d'un banal, le café littéraire  ! Et puis, toutes ces investigations vaines, c'est me faire bien des honneurs, non ?

L'escalier : C'est pour ça que ça les a énervés ! Vous savez, ils ne raisonnent pas franchement comme vous. Vous, vous êtes discrète, vous tenez  votre pimpant blog gratos, vous êtes impitoyable, vous avez une audience, et vous vous en foutez, alors qu'eux..... il veulent être audibles, lisibles et briller de toute leur gloire de politique dans le paysage médiatique local. Avouez que c'est quand même un peu plus sérieux que vos impertinences, et puis, c'est du boulot... et de la pression.

Moi (résumant la situation) : Strass et stress ?

Je m'étonne moi-même par moments de mes impétueuses saillies !

L'escalier : Vous avez tout compris. Par ma nature d'escalier, moi, je suis assez sédentaire, eux, non. Suffit qu'ils se rendent à une cérémonie, une manif, un spot quelconque où il faut être vu, suffit qu'au moment où les photos sont prises, ils aient bougé, carrément changé de place pour se mettre en lumière. Suffit que le vent ait fait son boulot de vent et ne les rende pas à leur avantage, suffit qu'un autre leur fasse de l'ombre et qu'on les voie un peu trop à l'arrière. Suffit qu'on ne les reconnaisse pas et Zou ! C'est la déprime ou les imprécations contre les médias qui en font exprès de les rater.

Moi : Mais dites-moi cher escalier, z'ont pas que ça à faire les médias, les photos de presse, faut pas exagérer, c'est pas le Studio Harcourt, non ? Et puis je trouve ça un brin mégalo et peu élégant pour des politiques. Ils devraient voler un peu plus haut... justement, votre condition d'escalier....

L'escalier :
Ne vous moquez pas. Pour un politique justement, être là, dans l'action et  ne pas être vu c'est une malédiction.  (Puis, changeant de ton, le cabotin !) D'où mon succès médiatique. Un  jour, Y'a un journaliste qui a eu l'idée de  réunir le fan club socialiste sur mes marches à des degrés divers sans y voir malice. Z'étaient contents les politiques, une idée de génie , un concept était né : la pose sur mes degrés ! Enfin, ils seraient tous mis en valeur sur mes marches blondes... et puis, sans vouloir me vanter, je suis assez photogénique, non ?

Moi : Ben oui, on ne voit que vous dans les journaux... sauf  dans Journal de Babord...

L'escalier :
Chut ! Taisez-vous, malheureuse. Vous allez me les déprimer !

L'interview tirait à sa fin. Bientôt le local retrouverait ses habitudes d'un début de matinée ordinaire. Je m'en allais prendre congé de l'escalier du PS, quand il me coinça sauvagement l'escarpin dans sa première marche.

Moi : "Aïe ! Qu'est-ce qu'il vous prend !"

L'escalier : ( tout bas pour ne pas être entendu du ficus ) :
Dites-moi, avant de partir... Est-ce que je n'ai pas été un peu cabotin ? Vous croyez que les journalistes, ils pourraient me faire disparaître des clichés à coups de Photoshop® ?

Moi : (essayant de dégager mon Louboutin en souffrance ) Ne dites pas de bêtises, z'ont pas que ça à foutre, les journalistes, c'est un boulot à temps plein, leur job ! Y'a les inaugurations, les thés dansants, les faits divers, les recettes de cuisine, ils vivent au rythme intense de la cité palpitante.... Alors, vérifier la tenue d'un escalier en pin se prenant pour un sèche- linge ou bien les trombines de nos politiques, c'est anecdotique !

L'escalier (déçu.)
Ah bon ? Même pour les brochettes d'élus, ils font pas des trucs comme pour les top- models ? Un peu de retouche d'image ? Ils virent pas les rides, les bajoues et les double-mentons, les dermatoses, les dartes, les points noirs ? Ils  dupliquent pas pour les absents, avec Photoshop ®? Ils colorisent pas les vestes en vert absinthe comme la vôtre pour ceux qui sont toujours en foncé tristounet ? Ceci dit Arnaud premier a une très seyante veste vert absint.......

Moi : ( lui coupant la parole, facétieuse et exaspérée, parce que ça commençait à bien faire cette paranoïa escalière )
 Nan !!! Ils rognent tout ce qui dépasse et qu'est moche !
 

Que les journalistes me pardonnent cet odieux mensonge mais je n'ai ni leur patience ni leur sens de la déontologie, et je n'en pouvais plus de cet escalier qui avait pris la grosse tête.
 Et puis... C'est rien qu'un interview rêvé !

Résultat : on n'a même pas eu le temps de parler de Thierry des Sports propulsé en pleine lumière après la déclaration d'inégibilité d'Arnaud Premier.
Un comble !

Il y a comme un trou d'air dans la couverture médiatique... Mon Thierry risque de  terriblement m'en vouloir !


Les dessous chics et chocs de Pandora :

Après avoir été le héros de la  pandoresque saga médiatique : Les interview rêvés, l'escalier du PS a des difficultés à gérer sa toute nouvelle notoriété.
Il a réussi à convaincre les locataires du local qu'il y avait façon ET façon de le descendre.

"Si on veut briller dans le monde, la fin justifie les moyens !" a-t-il proclamé

Le voici en répétition avec une élue socialiste et un petit marquis (je ne vous dirai pas qui est qui !) entourés de leurs petits camarades de jeu.  

Doux jésus ! Quelle ambiance au PS !

Les journalistes ont du pain sur la planche !



Allez, Boujou
Pandora



Par pandora
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 16:05
Voilà, on est dimanche, le dimanche de Pâques, il paraît.
Un dimanche qui a un avantage, c'est qu'il est suivi d'un lundi ... Chômé !

Je sais pas si c'est l'idée d'un week-end prolongé qui a présidé au choix de l'Homme Bronzé du Canope ce matin, mais, figurez-vous qu'il m'a servi au p'tit déj' : "La symphonie du Nouveau Monde" de Dvoràk, comme ça, tout de go, pour assaisonner mon Earl Grey et ma brioche au miel filière courte, vu qu'il est de la région. (le miel, pas le thé).

Quant à l'Homme, il est filière courte itout.

Vous connaissez la Symphonie n°9, du Nouveau Monde ? Non ?
Moi, si.

Y'a d' l'ambiance, là-dedans !  Et que j'te tonne, et que j'te percute les percussions de plein fouet (euh ! non, ça, c'est pour la crise à Dieppe en résistance, le plein fouet !)

Le livret "Deutsche Grammophon" dit que
le compositeur déploie tout son génie de musicien slave dans un style vigoureux et ses mélodies, d'une inépuisable richesse, y déferlent en un majestueux torrent."

Je sais pas pourquoi, ça doit être la citoyenneté de mon subconscient, subitement réveillée par les accents tonitruants de l'oeuvre mais j'ai aussitôt fait le lien avec la démocratie participative.
Ça doit être aussi rapport à l'inépuisable richesse et au
majestueux torrent.
Et puis pour le génie de musicien slave, je vous laisse deviner...

Comme quoi, hein ? J'ai beau jouer de l'impertinence comme d'autres des cuivres au p'tit déj, j'ai quand même la réactivité citoyenne à fleur de peau.

Enfin, tout ça pour vous dire que ça m'a ébranlée, cette débauche d'instruments lâchés impunément au saut du lit.
J'en veux pour preuve, l'émotion qui m'a habitée ce matin lorsque j'ai jeté un oeil à la couverture de Journal de Babord.

Je viens seulement de découvrir, le bel organe de la municipalité dans son dernier épisode, parce qu'il n'est pas déposé chez moi parmi les tonnes de paperasses et de publicités qui engorgent nos boîtes aux lettres.

Dieppoise écologiquement exemplaire, comme il est dit dans le canard de Seb', j'ai collé  sur la mienne : "Publicité, non merci".

Résultat des courses, je reçois pas la publicité de Seb' à domicile. Je vais donc la chercher au Service com' : ce beau temple de la citoyenneté en marche de plein fouet et néanmoins en résistance.

Bon : la couv' du journal de Babord. Quelle beauté ! Quelle solennité !
On a beau avoir eu connaissance des plus grands moments de l'Histoire, et je vous en relate d'ailleurs pour mémoire, un Best Of :

Le Sénat avec César sur le forum romain, vous savez "Tu quoque mi fili !" (44 av. JC, enfin, il paraît )

La Cène staring Jésus lui-même, en plus, c'est de saison, vous savez : "Faites ceci en mémoire de moi ! (33 ap JC, enfin, il paraît )

La Salle du Jeu de Paume avec Mirabeau, vous savez : " Nous sommes ici par la volonté du Peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes". (juin 1789)
La scène du Châtelet avec Luis Mariano dans "Violettes Impériales", vous savez : " l'Amour est un bouquet de violettes..." (saison 1952)

Le Panthéon avec Malraux , vous savez : "Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège." (hiver 1964)...


Que de moments intenses appartenant à la Mémoire Collective !

Et bien, désormais il y aura dans l'Histoire, la salle des Conseils de la Mairie de Dieppe avec la citoyenneté en action. (26 mars 2009), vous savez : "Un premier budget pour inverser la logique."

Et la photo ! Quelle maîtrise de chacun dans ce moment  fort ! Quelle dignité !

Quel angle de prise de vue ! Quelle plongée ! Quel signe fort !

Je vous parlais de la Cène tout à l'heure, parce que la comparaison s'impose, donc j'insiste.
 Les disciples sont là. Fidèles. La main levée en signe d'allégeance.


Le messiannique Seb' au milieu, attentif savoure cette belle unanimité. Enfin, presque, parce que,  les autres y comptent pour du beurre avec leurs questions pernicieuses, les Judas !
Mais les disciples sont bien là, eux.

On en voit que onze parce que le photographe a cadré serré. L'aurait pu faire un effort pour flasher les autres.

Moi, je pense que ça va encore faire des jaloux, genre style : "moi aussi j'ai levé la main et je suis pas sur la couv' du Journal de Babord, y'a des préférences !"


Ben oui, y'a "adjoints" et "élus", ça instaure forcément une hiérarchie, mais bon on va pas chipoter surtout quand c'est l'heure d'inverser la logique, parce que, mine de rien, c'est du boulot d'inverser la logique.
C'est périlleux, ça défie les lois de la physique et tout et tout, et puis ça fait du vocabulaire à apprendre.
Y'a qu'à lire Journal de Babord pour constater comment les champs lexicaux sont en cours d'acquisition.
Economie sociale et solidaire....une collectivité du quotidien.....écologiquement exemplaire... une ville à haute valeur humaine.... haute qualité environnementale... travail de réflexion et de dialogue... déplacements actifs en réflexion...
C'est rien beau tout ça ! C'est grand, en plus !

Vous comprenez pourquoi tout ça m'a fait penser à la symphonie du Nouveau Monde dont  l'Homme Bronzé du Canope m'a gratifiée au p'tit déj'.

Enfin, les vraies gens, ceux qui n'assistent pas à tous les conseils se trouvent par le biais de cette photo choc, un peu au coeur de la démocratie en action. C'est toujours ça de pris.

C'est comme à la Maison de la Radio quand on est retenu pour figurer dans la  salle d'un talk show. On est tout près du Show Bizz. Ben là, c'est un peu pareil.

Notez toud' même, on voit mieux que de la salle où sont rangés les supporters. 

Vous voulez en savoir plus sur les desous chics et chocs de la démocratie en oeuvre ?
Journal de Babord en dit long.... sans redondances. Quelle éloquence !

Cela mérite un épisode n° 2




Les dessous chics et chocs de Pandora :

Comment se préparer à un conseil municipal pour "Inverser la logique" ?

Il faudra voter, voter et revoter durant la  séance... lever le bras jusqu'à pas d'heure, et là : gare aux mauvaises odeurs car la nature fait irrémédiablement son travail à l'ombre du brasseur d'air de la salle des Conseils.
Les petits secrets de filles  de Pandora  :




Pub Rexona
envoyé par legallien


Renversant, non ? Pour inverser la logique sous les ors de la République.
Allez, Boujou
Pandora

Par pandora
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 15:38
Dimanche 12 avril sur la plage de Dieppe :

Effet brume...






Et.........................






L'effet Ch'ti, bien sûr !
Allez, boujou,
Pandora
Par pandora
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 17:48

Suite et fin de l'interview rêvé de Seb' Jum dans la salle "Mambo" de Tous -les- Mesnils.

Les dessous-chics et chocs de Pandora sont, pour une fois en début d'article

Ci-dessus : moi, dans mes sandales Givenchy avant le Kazatchoc de Rika Zaraï, mais je les ai niquées en dansant!

Ci-dessous : moi après, au repos, les jambes appuyées sur le dossier de la chaise voisine, avec des escarpins prêtés par la présidente du club de Tricotin.




Un petit air venu du Grand Est, vous ne trouvez pas ?

Et voilà le travail !

Après cette mise en appétit slave bien trempée (de sueur !) , on a demandé des diabolos-menthe dans des verres à vodka qu'on s'est sifflés en vitesse parce que le Kazatchoc, vu l'énergie dépensée, ça déshydrate.

Seb' , légèrement essouflé, mais faisant bonne figure m'a initiée au lancer de verres  par-dessus l'épaule.
Finalement, mon Omnimaire est très joueur

J'étais aussi très heureuse de lui découvrir cet aspect dans sa personnalité aux multiples facettes aussi brillantes et mouvantes que celles de la  boule disco du thé dansant.

"Za tvoe zdorovie !" M'a dit  mon édile de sa voix veloutée.

 Ce que je traduirais par "A la tienne ! ".
Et puis la présidente du club de Tricotin elle-même est venue gentiment nous apporter une soucoupe de cornichons de Spree.
(Elle a aussi apporté un sac plastique pour mes Givenchy niquées par le furieux Kazatchoc dont je tentais de me remettre.)

Je profitai de ce remake inattendu de "Good Bye Lenine !" pour habilement brancher la conversation sur Uralchem.

Parce que toud'même, voilà un an qu'on en parle, qu'on en sait toujours rien, que c'est pas franchement un truc à classer dans la rubrique "Développement Durable", mais que ça va créer vingt zemplois. 

Je lâchai tout ça à mon  premier magistrat de la ville en résistance un peu comme on se jette à l'eau sans savoir nager et sans bouée, m'attendant à de vives  réactions, parce que, je le connais, mon Seb' Jum' il est chatouilleux du nitrate transformé.

Il me fixa longuement avant de me répondre :
 
"Ah ! Uralchem, notre beau projet Uralchem, qui va amener jusqu'aux portes de la ville l' exotisme si particulier des banlieues moscovites ! Un souffle nouveau de dossier bien ficelé va emporter notre ville vers les lendemains qui sonneront le glas des bobos à la critique facile et aux dossiers mal ficelés. Le projet Uralchem qui va imposer à notre insouciance d'Occidentaux, la digne rigueur et l'âpreté du travail en usine. Uralchem qui va faire entrer dans notre Culture dieppoise, culture pas nase, le patrimoine soviétique et les splendeurs du réalisme socialiste.  Je vois grand pour Dieppe !!! Je vois des cuves ! Grandes ! Je vois des camions ! Gros ! Je vois des trains ! Longs ! Je vois des bateaux au ventre alourdi comme ceux de la chanson d'Aznavour !
Et cela arrivant par la grande porte, la Zone Sud !
Vous vous rendez compte de la chance que vous avez ? A l'heure où la Crise percute de plein fouet je vois loin, très loin avec ce projet.
Tout d'abord, on va faire des stages de russe, parce qu'on comprend pas tout, et les Russes, ils parlent russe, étonnant, non ?
 Puis, quand on comprendra tout, vous verrez que les choses avanceront très vite, et les esprits chagrins remballeront leur scepticisme à deux roubles !"


Je croquai un dernier cornichon de Spree, quand mon Omnimaire s'arrêta tout net en s'apercevant que je lui avais piqué le dernier cucurbitacé de la soucoupe.

Très pro sur ce coup-là, j'en profitai pour enchaîner :

"Mon divin' édile vous venez de dire Culture dieppoise, culture pas nase. Que prévoyez-vous dans un proche avenir pour ce domaine qui vous est cher ?"

-Des déguisements, des bals costumés et des danses folkloriques ! Les gens, les vraies gens qu'ont pas envie de se prendre la tête avec des trucs d'intellos, vont adorer. Regardez autour de vous comment ici tout le monde s'éclate au Kazatchoc. A Dieppe, c'est pareil, les vraies gens veulent se marrer. Pendant ce temps-là, ils oublient que la Crise percute de plein fouet... et tout et tout.
Et puis, si le club de Tricotin de Tous- les- Mesnils a réussi à faire venir Rika Zaraï herself pour le Kazatchoc, je vois pas pourquoi on n'y arriverait pas à Dieppe. Il faudra que j'en parle à Béate ..."

J'interrompai respectueusement mon Omnimaire : 

" Justement, Béate arborait l'autre jour en Conseil une nouvelle coiffure toute lissée -ce qui la vieillissait un chouillat, je trouve- Mais, bon ! Faut-il percevoir ce changement comme un signe fort pour la démocratie participative.... parce que, changer de coiffure n'est pas anodin quand même ! 
Regardez Lady Di, quand elle a divorcé, elle a changé de coiffure... "

Il me rétorqua narquois :

"Vous manquez d'imagination, pour une spécialiste du dress-code. C'était une coiffure spéciale "Semaine du Développement Durable", une mise en plis HQE, c'est à dire Haute Qualité Environnementale. J'aime l'idée que les élus illustrent selon leur goùt, les temps forts dieppois, temps forts de choix. Il y aura d'autres initiatives encore plus audacieuses, vous verrez... quand on aura la semaine Uralchem,
Ce  sera Dingue de chez dingue !!!"

Puis, mon Omnimaire qui m'avait accordé beaucoup de temps dans sa vie si intense, est reparti dans la campagne verdoyante et printanière, me laissant rêveuse devant un ultime diabolo-menthe.

 Sur les platines du Thé dansant, Michèle Torr entamait "Emmmène-moi danser ce soir" et ça commencait à emballer sec chez les p'tites dames du club de Tricotin.

Auparavant, elles m'avaient demandé de garder leurs sacs à main.


Ambiance !

Bon, Michel Drucker était pas là faut pas exagérer.
Ecoutez attentivement les paroles... Vous trouvez-pas que c'est un concentré de vie de con en 2 minutes 52 ?




Allez, Boujou,
Pandora

Par pandora
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 18:14
Bon, je continue, parce que je vous sens, chers lecteurs, en haleine.

Pour ceux qui auraient raté l'épisode précédent, dans la série "Les interviews rêvés", je profite de l'anniversaire des un an de mandature pour un entretien avec mon Omnimaire dans la salle Mambo de Tous-les- Mesnils.

Il m'a fallu donc, après que Seb s'est autoproclamé "Roi du Madison", que je m'enquille droite dans mes Givenchy la chanson de Sylvie Vartan "Comme un garçon" en formant le grand M.

L'est gentil le Seb' mais quand il a goûté à un truc qui lui réussit, c'est comme en politique, il aime bien montrer comment il est fort.

Il a tellement chiadé le tube de la Vartan qu'un cercle s'est formé autour de lui et que les p'tites dames bien, se sont mises à taper dans les mains pour l'encourager, du genre : "Allez, mon gars paye ton Madison !!!"

Il est pas très connu à Tous-Les -Mesnils, on dirait. Malgré toutes ses prouesses chorégraphiques, et dieu sait qu'il y en a eues, l'est resté toud'même incognito ! Je crus discerner une légère déception à la fin de la danse.

Ces émotions esthétiques nous ont conduits ensuite à la buvette où je réclamai un "Ginza Mitsukoshi" sublime thé japonais de chez Mariage Frères®. Je compris que le chaleureux monsieur qui officiait  à la limonade faisait aussi fonction de cantonnier. Il me fit répéter : "Hein ? Kes qu'elle veut la p'tite dame ???"
Z'avaient pas mon Ginza en magasin. Un diabolo menthe fit l'affaire.

Finalement Seb' demanda juste une paille pour siroter dans mon verre. Crise oblige !m'expliqua-t-il en fronçant ses beaux sourcils et en prenant son air de petit taureau juste comme lorsque quelqu'un de la droiture l'agace en Conseil.

L'interview pouvait vraiment commencer.

Moi : Cher Omnimaire, vous voilà à un an d'ancienneté dans le job. Les Dieppois sont vachement contents des boulodromes et des barbecues. Mais, ne payez vous pas un peu de votre santé tous ces efforts ? 
Seb' :
"Oui, et non. Oui, parce que je dois être partout, vous comprenez, les vraies gens, ils veulent pas de l'ersatz de Seb' ils veulent de l'omnimaire, du vrai. Les adjoints, c'est bien joli, mais ils sont loin d'avoir ma tchatche ! Alors je les préfère discrets. Par ailleurs, non, parce que..."
Moi : "Cependant, cher Omnimaire, je me suis aperçue lors du dernier conseil justement que la parole commençait à ête prise par des intermittents du conseil. " On avait l'habitude des rugissements d'opérette du Tatav' revenant avec le timing précis du brasseur d'air, on a maintenant d'autres voix dans les couplets harmonieux de la majorité."
Et alors, là, sûre de moi j'ai risqué, finaude :
"Je me suis laissé dire qu'un élu avait suivi un stage de formation à la prise de parole en public. Qui, doux jésus, qui ? a poussé la citoyenneté jusqu'à se taper une journée de stage à plus de 550 euros. A ce prix-là, ça devait être vachement intense, et y'avait au moins Depardieu comme coach, non ?"

Seb me fixa étrangement :
"Citoyen, vous pouvez le dire, car vous le savez, un des maîtres- mots de notre démocratie en résistance, c'est mu-tu-a-li-ser. L'élu, élu pour le stage par désignation de mon cabinet, a donc coaché ses petits camarades de jeu ensuite. On a ainsi rentabilisé. Vous savez, de nos jours, la crise percute de plein fouet .... et l'Etat se désengage y compris pour les stages, alors on ruse."

Moi : Il faut croire que certains sont plus doués que d'autres. Par exemple, notre Thierry des Sports a beaucoup parlé lors du dernier conseil mais, s'il avait la rhétorique chevillée au corps, il n'avait pas encore acquis la gestique, à en juger par la manière avec laquelle il se cramponnait à son siège et se soulevait par intermittence comme s'il avait ... quelque chose de déchevillé sous son assise...
-Ne jugez pas si promptement les assises, il y en a de très belles parce qu'elles sont  très repoussées, loin repoussées,donc désirées et les efforts sont méritoires pour tous,  (Seb se redresse et sourit avec délectation
) évidemment, pour ce qui est de la causette, personne ne m'arrive au mollet ! 

Moi , flatteuse comme tout : "Certains  vous imitent même. Notre adjoint à la Culture a adopté votre respiration  discursive en traînant un peu sur quelques syllabes et en garnissant les fins de mots de 'eu", comme les djeun's, et comme vous. C'est charmant d'ailleurs.
J'ai aussi remarqué que celui-ci lisait ses interventions sans plus. Oserez-vous conseiller le prompteur aux plus laborieux. Attention, je me dois de préciser, cher divin' édile, laborieux n'est pas du tout péjoratif. C'est "laborieux" c'est tout. N'allez pas imaginer des choses !... On risquerait de m'embastiller pour propos séditieux.


Seb (soudain rêveur) Le prompteur, certes, ce serait une bonne chose pour les plus méritants comme lui, parce qu'il a du mérite, et puis il n'y aurait pas de risque de digressions. Je vois bien des prompteurs manuels : des paper boards et des gars qui tourneraient les pages en rythme... vous savez, avec la Crise, le développement durable et tout et tout...et ça créerait vingt z'emplois, enfin, on  trouverait de quoi les occuper !

Moi ( éperdue de déférence) : Il n'empêche, cher magistrat que je suis en admiration devant la façon dont la culture littéraire est réinvestie chez les conseillers municipaux en toutes occasions. Permettez-moi de citer pour l'exemple, le jeune Mickaël qui a fait connaissance avec le très beau poème de Charles Baudelaire : "La Charogne." C'est une merveilleuse rencontre si j'en juge par l'enthousiasme du jeune homme à nous le faire partager pendant les réunions du Conseil. Et habilement, il place son intervention en sourdine mais suffisamment fort pour être entendu de la salle, pendant que la Droiture s'exprime. Avec discrétion, sans aller plus loin que le titre. Voilà que ce jeune autodidacte nous donne une jolie leçon d'humilité devant le savoir et de sens de l'à- propos...

Seb' (ombrageux !) :
Ah! Bon ! Il connaît ce poème, lui . Faudrait que je lui fasse lire Bourdieu... Mon équipe me fait parfois de bonnes surprises, et c'en est une !


Le diabolo menthe avait été rapidement sifflé et voilà qu'à la sono, Rika Zaraï entamait "Le Kasatchock". Je me mis à craindre pour la suite de mon interview, mon Omnimaire ne résisterait pas ! Hoï ! Hoï ! Hoï !

(à suivre)

Les dessous chics et chocs de Pandora.

L'ambiance est à son comble dans la salle Mambo, car... Surprise du club de Tricotin, ce n'était pas la sono ! Rika Zaraï herself est venue chanter. Seb et moi n'avons pas résisté et nous sommes glissés parmi les danseurs. Saurez-vous nous reconnaître ?




Allez, Boujou, 
Pandora

 
Par pandora
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Uralchem chez Humeur de Philtre,
C'est ici !



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Ouf ! on se sent moins seul !

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Le débat : "Au secours de Dieppe : Uralchem, non merci !"

Voskresensk : usine Uralchem

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Dieppe autrefois...










Photos de l'agence Magnum :





















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KABOUL, Afghanistan -Des femmes en burqas. Au second plan, la destruction due à la guerre, 1994.
© Chris Steele-Perkins / Magnum Photos

Tibet 1996



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CHONGYE, LHOKA, Tibet—1996.
© Lu-Nan / Magnum Photos

 

Guatemala 1997

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GUATEMALA—Une femme porte une charge lourde sur la route pour Nebaj, 1997.
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La Havane 1998

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LA HAVANE - Un garçon faisant de la peinture parmi les débris de la Casa del Marques de Arcos du 18eme siècle, 1998
© David Alan Harvey / Magnum Photos

Munich 1945/46

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MUNICH, Allemagne -Un groupe de sculpteurs dans l'entrepôt dévasté de l'Academy of Arts, hiver 1945-46
© Herbert List / Magnum Photos

Grozny 2002

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GROZNY, Tchétchénie -Une des dernières Russes, cette vieille dame de 80 ans vie dans le sous-sol de sa maison, bombardée en février 2002.
© Thomas Dworzak / Magnum Photos

Les aventures de Ratzi Lepape

Allez Louya !

Ratzinger a créé aujourd'hui, quatre nouveaux saints ! Dans ce domaine-là aussi, on mondialise, puisque soeur Alphonsa est la première femme indienne canonisée. Du fond de sa sépulture, Mère Térésa, collègue de boulot d'Alphonsa, a levé un orteil réprobateur afin de signifier : "Pourquoi elle et pas moi ?" 
Patience, Teresita, patience !
Pendant ce temps-là, Ingrid B. se demande si on peut être sainte de son vivant.




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