Tirez pas sur l'ambulance !
Serais-je tentée de dire à la lecture de la presse locale de la semaine qui vient de s'écouler.
Tout d'abord, qu'apprends-je ?
Doux jésus ! Rien ne va plus entre le clan Sandy et le clan Seb !
La Guerre des Boutons, déjà : on fourbirait ses armes médiatiques dans chaque camp...
Quoi, la fracture, au bout de neuf mois ?
Tous les records sont ici pulvérisés et la Eddy Leveau Team peut aller se rhabiller. Z'avaient quand même mis plus de temps à se tirer
dans les pattes, la majorité d'avant !
Enfin, bon, "Les Infos " de mardi dernier m'apprennent que les temps sont durs dans la Ville en Résistance pour les élus
du PS,. Il paraît que Seb, dixit Sandy, il fait rien qu'à penser à lui et à éclipser ses p'tits camarades.
Noooonn ?
Et puis, ce samedi matin, rebelote sur les élus : à la Une du "Paris Normandie" devant mes yeux éberlués, un implacable titre sonne
comme un verdict sans recours :
"La Culture patine" !
Bigre, serait-on déjà en train d'ourdir de sourdes manoeuvres ?
Moi je dis: halte au harcèlement médiatique, parce que ces pauvres gens de la majorité qui n'en peuvent mais de siéger, de donner de
leur temps, de sacrifier leur vie familiale et tout et tout pour notre bonheur, faudrait voir à les traiter avec plus d'égards, non mais !
Vu, les journalistes ?
Ya qu'à voir d'abord les foules se bousculer et se battre pour avoir le micro dans les salons trop exigus de la
démocratie participative pour comprendre que nos élus se donnent à fond, alors hein ? Trop fastoche quand on est journaliste de pointer et de tirer !
Comme dans un vulgaire jeu de boules.
Tiens ! les boulodromes, en voilà une avancée incontestable de la Ville en résistance. En voilà une Culture qui ne patine pas au moins.
Mais les journalistes, ça leur plait pas tant que ça on dirait, de parler de boules.Sauf dans journal de Babord. Pourtant, ça pourrait
faire une jolie Une !
Alors, je reviens à mes moutons, si je puis dire, il paraîtrait que notre Sandy ne se voit plus en photo sur le journal de Babord justement
!
Elle est pourtant toujours guillerette et presque aussi pimpante que mon blog, Sandy, et elle au moins avec la toujours
très élégante Annie, elles nous mettent un coup de glamour dans les manifestations locales. (Petite remarque au passage : Annie, on la voit encore moins dans ledit journal et
elle n'en fait pas un fromage, elle !)
Mais tel que je connais mon Seb' Jum qui vient d'investir dans une série de cols roulés lambswool noirs très
seyants, ("Best de la La Redoute" ? ) il a envie de les mettre en valeur dans les journaux.
On a beau être maire, on n'en n'est pas moins homme. Naturel et casual chic... et puis, peut-être qu'il a envie que je voie combien il
progresse en dress-code !
Tout ça pour vous dire que la photo de presse avec les élus est un outil de communication finement stratégique et que si
l'appareil photo boude le pékin élu, c'est un signe fort.
Il faut être là !
La preuve : il y a quelques mois, Seb' se chagrinait qu'aucun élu communiste ne figurât sur une photo de remise de coupe
sportive. Normal !
Z'étaient pas là ! On peut pas être partout, hein ?
Comment faire donc pour résoudre ce problème ?
A fond les manettes engagée dans la démocratie participative, je me devais de réfléchir à la question, et j'ai une
solution;
Regardez plutôt cette photo.
C'est une photo de mode prise dans un vieux magazine "ELLE" de mars 1975. Vous voyez pas le rapport avec les élus
?
Explications :
Le Mao que vous voyez flanqué de deux gamins, si vous y regardez de plus près : c'est pas le vrai Mao, pas plus que les gamins
!
Pensez, il ne serait jamais venu pour un misérable petit reportage de mode des Tigres de Papier occidentaux en compagnie
de filles de rien, vendues au service du Capital.
Et puis, il commençait déjà sérieusement à sucrer les fraises, le Grand Timonier.
Mais, sur cette photo le subterfuge est visible : on a bricolé des silhouettes grandeur nature des personnages et Zou ! On les a
installées à côté du mannequin. Ni vu, ni connu !
Ebouriffant, non ?
Alors, voilà : transposons cela à Dieppe.
Vous voyez, dans une manifestation, quand il va y avoir discours pour une remise de prix, une inauguration, bref, un machin à photos
de presse, la brochette se met en place.
Comment ça la brochette? me direz-vous !
Mais, chers lecteurs, vous n'êtes pas sans ignorer, je suppose, cette métaphore hautement culinaire.
A l'ordinaire une brochette est un alignement de légumes et viandes ou poissons divers et variés enfilés en alternance que
l'on met ensuite sur le gril du barbecue :
Courgette, tomate, oignon, thon ou viande, puis recourgette retomate etc etc .
Et bien, quand il va y avoir discours, automatiquement la brochette se forme : courgette, euh ! non élu, invité, personnalité,
gagnant à être connu ou autre.... et puis, ça démarre.
Les journalistes font leur boulot : prise de notes, clic clac ! photo, et c'est plié !
Sauf que :
Excepté journal de Babord où on sait qui doit être photographié en priorité, il arrive que les vulgaires journalistes d'autres journaux qui ne sont pas au
parfum prennent une photo sans faire gaffe.
Et puis, hein, je l'ai déjà dit, les dévoués et zélés zélus, peuvent pas être partout.
Alors, moi, Pandora, engagée à fond dans la démocratie participative, je lance cette audacieuse idée.
On devrait fabriquer pour chaque élu, une réplique en contreplaqué grandeur nature avec, côté pile leur photo en
pied , et côté face un support pour que ça tienne bien droit. Si ça penche un chouia, c'est foutu !
On ressortirait le bitonio chaque fois qu'il y aurait brochette officielle et que ledit élu pourrait ne pas être là à cause
"d'engagements pris antérieurement", selon la formule consacrée.
On commencerait par les plus importants et les plus chatouilleux.
Y'en a, vu qu'ils ne l'ouvrent jamais lors des discours, ils n'auraient même plus besoin de se fendre d'une présence symbolique, on
mettrait le truc en bois en lieu et place. On y gagnerait, remarquez !
Qui serait chargé de cette honorable tâche : fabrication et gestion des personnages ?
Mine de rien, ce sera pas coton la gestion. Imaginez que l'on prévoit, allez, au hasard, un Adjoint à la Culture en bois, alors que le
vrai, qui ne pratique pas la langue de bois, se trouve être présent... ça ferait doublon donc pas crédible !
Z'ont pas besoin de ça !
Il faut donc une logistique qualifiée.
Vu que y'a pas que la Culture qui patine et que Uralchem se fait bizarrement attendre, j'en déduis qu'il y a vingt zemplois à
occuper fissa ! Monsieur Lecanu, autre adjoint me rectifiera si j'ai faux.
Ben voilà, ils feraient dans le contreplaqué et la gestion humaine avant de faire dans les engrais
azotés.
Simple comme une réunion de démocratie participative, non ? Et tout le monde serait content.
A propos de démocratie participative, je meurs d'impatience de voir la première ligne du premier blog qui va tout nous révéler de
cette formidable synergie et de cette mutualisation jamais vue, comme aiment à le dire nos élus.
Et puis, hein ! les 22 000 euros, c'est nos sous !
Il a intérêt à être Over-pimpant leur blog, parce que, quand je vois les prouesses que font certains bloggeurs de ma
connaissance, et tout ça gratos, juste pour le fun, je me dis qu'avec tous ces moyens ce sera géant... au moins !
Les dessous chics et chocs de Pandora.
La démocratie participative porte ses fruits !
Les Ateliers de la Ville bourdonnent comme autant de ruches :
Tandis que les vingt zemplois s'entraînent à la confection des silhouettes sous l'oeil sévère mais juste de leur
contremaître , ( faut reconnaître qu'ils n'en font qu'à leur tête ! ) non loin de là un stagiaire travaille sur le blog, vous le voyez ici en train de monter une vidéo sur les
transports doux.
Ah ! Synergie et mutualisation sont porteuses d'avenir !
Allez, le progrès fait rage
Boujou
Pandora
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