Les élections des coups tordus et des coups bas!
La presse nationale que je fréquente assidûment permet de relativiser le prisme clochemerlesque dans lequel se trouve la ville de Dieppe, et cela,
c'est plutôt sain.
Tandis qu'à Neuilly le marché des Sablons a repris son activité ordinaire et que les tractations se font plus discrètes autour d'un café ou autre, (au café du marché
justement à 8€ 95 la conso.), ailleurs, les esprits s'échauffent et d'autres plaques d'égout sautent délivrant des coulées de boue fangeuse.
Ah, je vous ai réservé un article édifiant :
Figurez-vous que dans une commune, un "politique" (sic), du nom de Joseph de Fer, dépité de voir une liste rivale en lice s'est abaissé à mesurer le matériel de vote de
ladite liste, quelquefois qu'un millimètre de trop, rende celle-ci non- conforme et donc invalide le candidat exécré ! Et ce n'est pas tout, il a aussi contesté le patronyme
d'une candidate... et autres mesquineries rocambolesques qui n'ont pas abouti et qui ont de plus, poursuit le journaliste, consterné les nombreuses personnes présentes . Bon, quand
Joseph de Fer met en oeuvre sa démocrassie , pardon démocratie participative, ça craint, et cela déconsidère son appartenance politique c'est, du moins la
conclusion de l'article !
A côté, de ça, le fils Sarko de Neuilly est un monument de probité et d'élégance!
Heureusement, cela ne se passe pas à Dieppe où, une incorrection de ce genre se serait vue désavouée par les co-listiers de ce pitoyable individu, n'en doutons pas !
Mais, revenons à Dieppe.
Le troisième homme comme l'a désormais nommé la presse est entré dans le débat médiatique. Ce qui est logique puisque
troisième liste il y a .
Vous connaissez mon sens de l'équité, il me semblait par conséquent incontournable de le rencontrer. Donc, pendant que les staffs des différentes listes écumaient la ville
en ce samedi ensoleillé, j'ai convié mon Starsky à un petit débat entre lui et moi pour en savoir plus sur sa personnnalité de troisième homme, ce qui est une posture, à mon
avis, pas facile à gérer.
Pas question de renouveler l'expérience dans mon salon bonbonnière, entre méridienne et bergères, comme avec les deux précédents.
Cet homme-là fait plutôt minimaliste: attention minimaliste mais pas toc!
J'ai donc sollicité mon amie Rachel afin qu'elle me prête sa petite garçonnière, à savoir un loft au dernier étage d'un vieil immeuble dans la cour des soeurs au Pollet.
Déco sobre, style épuré genre Charlotte Perriand et Le Corbu, quelques pointes de Starck repérées sur le catalogue des 3 Suisses. Couleurs fétiches de la grande Andrée Putmann sur les murs:
blanc, beige et une touche de noir.
Starsky est arrivé et a déposé son blouson "Pépé Jeans" sur la chaise de
plexi transparente.
je l'ai invité à rejoindre le fauteuil de cuir fauve, j'ai posé délicatement deux cafés serrés et fumants sur la table basse au moment où le
"unplugged" d'Eric Clapton démarrait sur la platine.
Le loft de Rachel avant l'arrivée du troisième homme

Ambiance:
Pandora: Starsky, vous êtes le plus récent candidat des trois listes présentées, ce qui vous vaut le nom de troisième homme dans la presse locale, cela est-il
facile à vivre?
Starsky: Vous savez, les deux premiers ont leur territoire de promesses, leur terrain de démagogie... moi, je n'ai aucun enjeu personnel
dans cette course donc, apparaître comme le p'tit dernier ne me gêne absolument pas!
P: Mais enfin Starsky, vous êtes un peu la "guest star", celui qui
vient se greffer sur les deux grosses machines, cette posture n'est-elle pas inconfortable?
Starsky: (très ironique) Ecoutez, je ne suis pas obligé de
passer par les discours convenus et incontournables des deux premiers, cela me laisse une véritable liberté d'expression, car je ne me bats pas pour les plus démunis, je me bats avec les plus
démunis cela change la perspective!
P: Enfin, Starsky, il suffit de regarder les panneaux d'affichage : alors que tous les candidats exhibent des gros plans couleur, vous apparaissez en tout petit avec plein de texte sur
l'affiche
Starsky: Incroyable n'est-il pas? Le plus incroyable, c'est que les gens lisent cette affiche bricolée et donc pas chère! (sourire)
P: Mais Starsky, si
j'ai bien compris les frais de présentation de candidature sont pris en charge par l'argent public! Alors pourquoi faire sobre et bricolé quand on peut voir grand?
Starsky : (patient envers l'ignare que je suis) Parce qu'il faut au moins 5% des suffrages pour mériter des frais de campagne payés par les
contribuables, et que notre liste n'est pas du tout assurée de les avoir, et puisqu'on finance nous même, c'est un sacré rappel à une sobriété de toutes façons de bon
aloi... et puis, on n'est pas très riches sur cette liste...
P: Starsky, vous avez remarqué l'omniprésence de Seb Jum' sur l'espace mural urbain, celle de Jeannot Baz' aussi dans une moindre mesure, mais quand même, bien plus que vous!
Starsky: Je vous ai dit que les campagnes étaient financées pour les gros candidats par l'argent public. Ils font ce qu'ils veulent avec.
P: Je viens de lire dans Paris Normandie votre interview décalé...avez-vous un scoop rien que pour moi?
Starsky: (agacé) Que voulez-vous savoir? Si je
suis slip ou caleçon, si je porte des tatouages, quel est mon chanteur favori? Si je fais du transat en solitaire?Je crois que les gens, ça les amuse deux secondes, mais dans le fond, ils s'en
foutent, c'est sûrement ultramoderne, mais un peu triste quelque part de capter les gens avec ça.
Bon, excusez-moi, mais je dois aller distribuer des tracts en ville...Merci pour le café... What else?
Bon, Starsky m'a plantée là avec mes miniviennoiseries que je n'avais pas eu le temps de réchauffer au micro ondes...Bye Bye Man
Boujou, à bientôt
Pandora





Mon salon avant l'arrivée des candidats